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5a ANTIQUITÉS
des temples. Les trépieds sculptés sur les panneaux qui ne sont pas détruits, et l’inscriptionde l’architrave, si exactement semblable à celles que l’on mettait sur les trépieds chora-giques (0, viennent encore à l’appui de cette conjecture. Nous ajouterons enfin que lemonument étant de tous côtés parfaitement clos , il paraît à-peu-près impossible de luiassigner une autre destination.
Nous pouvons donc conclure que ce monument servait de support au trépied choragiquede Lysicrates ; et nous pouvons en même temps supposer que la frise représente le sujettraité dans la scène de théâtre ou de musique que ce chorège fit exécuter à ses frais par unchœur d’enfants. Si, de plus , nous voulions hasarder la conjecture que les jeux dont il estici question furent célébrés pendant les dionysiaques ou fêtes de Bacchus , nous y serionsencore autorisés, et par le sujet traité sur la frise du monument, et par l’usage où l’on étaitde donner particulièrement des trépieds à ceux qui remportaient les prix dans ces jeux W.
Planche XXIII.
Fig. i. Vue du monument choragique de Lysicrates, dans son état actuel, prise de l’extré-mité opposée du jardin de l’hospice des Capucins. Ce monument se trouve à plus demoitié enclavé dans les murs de l’hospice, de sorte que des six colonnes qui composent lacolonnade circulaire, on ne voit que deux colonnes et demie et autant d’entre-colonnes. Dechaque côté de la frise , on a représenté les trous qu’il a fallu faire pour pouvoir copier lessculptures et l’inscription que cachaient les murs contigus. La porte que l’on voit à gauche,et qui est surmontée des armes de France , conduit à la chapelle. Nous avons placé dans lejardin le capucin français qui habite cette maison. De ce côté, le terrain s’est élevé d’environx i pieds au-dessus de l’ancien sol , et par coixséquent la base du monument se trouveenterrée jusqu’à cette hauteur : du côté de la rue , le sol actuel laisse apercevoir environ3 pieds de plus de la base.
Fig. 2 . Plan du monument. On a ombré fortement les parties qui sont encore existantes,et indiqué par une teinte plus claire la place des trois panneaux qui ont été détruits. Lescolonnes sont cannelées dans leurs demi-circonférences extérieures , tandis que les demi-circonférences intérieures sont lisses , et d’un diamètre moindre d’un demi-pouce. Cettecirconstance prouve évidemment que les entre-colonnes étaient originairement fermés pardes panneaux.
Planche XXIV.
Fig. i. Elévation du monument. On ne s’y est absolument permis que les restaurationsqu’autorisaient les débris trouvés sur le lieu même.
Fig. 2 . Coupe du monument. On y voit l’épaisseur des différentes parties solides dontil est composé : les assises de la maçonnerie sont indiquées par des lignes qui coupent trans-versalement les massifs. Les quatre assises inférieures de la base, qui ont extérieurement laforme de marches , et l’assise supérieure , avec la moulure qui couronne le soubassement,paraissent être chacune d’un seul bloc : nous avons également indiqué la forme et les dimen-sions de la cavité intérieure du soubassement.
La base de la colonnade circulaire est d’un seul bloc, ainsi que le fût de chaque colonne.
Les joints des panneaux sont représentés dans cette coupe, tels qu’on les voit dans l’inté-
(i) « Qu’il a dédié dans le temple de Bacchus des tré-pieds choragiques , comme monuments de la victoireremportée par lui dans les jeux. On les montre encoreaujourd’hui , et ils portent l’inscription suivante : Latribu Antiochide remporta la victoire ; Aristides était cho-