PRÉLIMINAIRE.
XIX
rendre docile leur intelligence, Onobjectera qu’en Angleterre le Gouver-nement n’entretient pas d’écoles spé-ciales, et que pourtant il n’y a pointce retard que l’on remarque encore-dans certaines contrées de la France ,où le cultivateur devrait être pluséclairé, parce qu’en sa qualité de pro-priétaire , il est stimulé par son propreintérêt, qui est le plus clairvoyant detous les maîtres, à la recherche des per-fectionnemens. Il est nécessaire de com-battre la fausseté d’un raisonnementqui n’est pas seulement populaire, maisqui encore s’est accrédité auprès dequelques personnes instruites à fondsur cette matièi’e.
En Angleterre, il y a une classe d’a-griculteurs aisés , distingués par leursmœurs et. leur éducation , toujoursentourés de cette considération qui