12
DE L’AGRICULTURE
fraient ,.si des hommes instruits ne lui serventde guide en lui montrant le chemin qu’il doitsuivre, et si des démonstrations de fait ne sontpour lui la boussole qui doit l’aider à arriverau port. Le cultivateur ne peut devenir pro-ducteur utile qu’en simplifiant son travail,qu’en apprenant l’art d’économiser le temps,qui est le but de toute industrie, et qu’enmultipliant ses productions. De là, il résultepour lui deux avantages, un plus haut prixde la denrée, et des produits plus variés carle bas prix du blé provenant moins de sonabondance que de l’offre décroissante des sa-laires , il en résulte que la denrée de premièrenécessité ne peut manquer de hausser avecl’abondance de la main-d’œuvre, que doit fairenaître le développement de l’industrie, qui dé-pend de nos produits indigènes.
La plupart des propriétaires regardentcomme une concurrence désavantageuse l’in-troduction des blés de la Crimée ; ils rejettentsur les causes les plus éloignées les préjudicesqu’ils épr ouvent, sans prendre garde aux ob-stacles qui sont auprès d’eux ; quelques-uns