ANGLETERRE.
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et trop isolés, dont pourtant il serait possibled’emprunter des modèles (i). L’agriculture,d’ailleurs, étant peu variée et plus aidée, lesbaux y offrent moins de ces cas d’exceptionsque produit souvent le défaut d’aisance ouun système imparfait d’administration rurale .Les Anglais sentent néanmoins, comme laplupart des nations de l’Europe , la nécessitéd’un bon code rural, qui protégerait les ga-ranties du Gouvernement et des particuliers,ainsi que les besoins de l’avenir.
Autant l’agriculteur anglais est craintifavant de se livrer à de nouvelles méthodes ,autant il s’y attache fortement lorsqu’elles sontreconnues par l’autorité d’une expérienceéclairée ; mais cet avantage n’est pas le seulqui, dans les Iles Britanniques , multiplie lesmoyens de subsistance à mesure que les be-soins s’accroissent avec la population : il estune cause première de la richesse de l’agri-
(1) De l'art de multiplier les grains ; par M. de Châ-teauijcuf.