ANGLETERRE.
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leur code criminel est encore ce qu’il étaitdans les temps les plus barbares; mais lacrainte qu’ils ont de détruire cette force com-pacte et ce principe conservateur qu’ils trou-vent dans le système même les porte à pré-férer de corriger la sévérité de ces lois an-tiques par la prérogative royale, ou par desmoyens funestes qui entraînent l’impunité,plutôt que de toucher à une arche dont lavétusté est telle qu’on ne pourrait la réparersans ébranler sa solidité.
La centralisation de la propriété n’est pasun obstacle au développement de l’industrie
» que jour, ses dispositions sont éludées par les jurés» ou par les juges, ou corrigées par l’intervention du» droit de grâce et de commutation, et sur deux cents» condamnations capitales , vingt condamnations aub plus interviennent, dont deux seulement sont exécu-» tées. Grâce au ciel, il est donc au fond des choses hu-» maines une force et une nécessité morales invincibles» qui triomphent, malgré les résistances opiniâtres, des» abus et des préjugés les plus invétérés ! »
(Réflexions sur les lois pénales de la France et del'Angleterre; parM. Taillandier, avocat aux Conseils duRoi et de la Cour de cassation.)