ANGLETERRE. 5y
20 pour ioo net qu’elle avait à prétendred’après les anciennes chartes.
L’Angleterre n’a pas nié à la métropole sondroit légal ; mais une politique qui ne fut passuffisamment expliquée lui a refusé les moyensde l’exercer : ainsi, quand le sentiment desbesoins réciproques, la même religion et lesmêmes moeurs unissaient ceux des Espagnolsdes deux hémisphères qui étaient étrangersaux révolutions et à l’esprit de parti ; quandceux du nouveau Monde appelaient à grandscris les secours de la mère-patrie, les Anglais ,guidés par l’appât des nouveaux débouchésqui s’offraient à leur industrie, ont encouragé,par leur exemple et par l’effet de leur politi-que extérieure, une émancipation qui leurprocure des avantages présens, mais qui ra-vit à l’Europe celui de sa balance commer-ciale. Il est probable, en effet, que l’Amérique apprendra, quelque jour, à se passer de nosproductions, avant que nous sachions nousaffranchir des habitudes et des besoins quinous rendent ses tributaires.
Ces nuances, au surplus, placées à côté de