OU PAYS-BAS. 83
Chacun de ces domaines a deux chambres ,une écurie, un grenier, un jardin , un verger,et environ quatre arpens de terre, qui, biencultivés, peuvent suffire à la subsistance d’unefamille composée de trois ou quatre per*sonnes. En outre, les directeurs de la colonieont soin de procurer à ces familles les moyensqui peuvent contribuer à leur entretien, endonnant aux femmes et aux enfans du lin oude la laine à filer, pour les occuper dans lamauvaise saison.
Au milieu de la colonie se trouvent placésles écoles, l’église , l’administrateur et le chi-rurgien ; l’on voit un heureux concours de lapart de chacun pour prévenir les dangers del’oisiveté.
Lorsqu’un colon n’a pas d’enfans, la So-ciété l’engage à en choisir un parmi les or-phelins ; cet enfant aurait coûté soixante flo-rins par an au Gouvernement s’il fût restédans les hôpitaux, le colon reçoit seulementvingt-cinq florins, pendant plusieurs années,de l’hôpital, qui alors se trouve allégé d’uneportion de son fardeau. Le colon contracte
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