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Tome premier.
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AUTRICHE

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sance a vu les révolutions parcourir le globe ;les vents de la discorde ont soufflé à ses cô-tés ; les désordres de la guerre ont été portésjusque dans son sein, et elle est restée cequ’elle était.

Le climat sain, mais froid de l’Autriche ,n’invite point à y appeler d’autres pratiquesque celles déjà existantes : là, le paysan, la-borieux et constant, n’est pas tourmenté pardes désirs qui l’entraînent au-delà de sa sphère;il ne peut vivre sous le joug de vaines passionspour des biens qu’il ne connaît point; uneobéissance complète s’unit à l’amour qu’ilporte à son prince; la confiance des sujetsforme le bonheur et le repos du souverain,et le Gouvernement ne connaît pas de néces-sité à échanger des biens réels et fixes contreceux qui sont trop souvent transitoires.

Le Gouvernement autrichien n’a pas eu be-soin de s’occuper de recomposer les élémensde la société, parce que sur son territoire ilsn’ont point été déplacés, et que la nature desidées sociales ne tend point à les y détruire :aussi les emplois publics sont-ils des charges