ESPAGJVE.
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cueillir seulement un fruit, voilà, répétait-on à Madrid , un fait bien digne d’être re-marqué.
Le peuple espagnol n’est pas étranger àl’économie, souvent même il en a trop :l’économie n’est pas la privation; ce quimanque à son bonheur, c’est l’impulsion quipeut le rendre producteur; il n’en a pas lavolonté, parce qu’il n’en a pas l’habitude , etque, dans les sociétés peu avancées, la volonténe naît le plus souvent qu’après l’habitude.
Ceux qui ont examiné les effets de l’hy-giène sur les hommes ont reconnu quel’excès de la privation et l’intempérance pro-duisaient souvent les mêmes résultats : l’hy-giène influe sur le caractère des hommes,sur leur énergie, sur leur bonheur et sur leurlégislation; l’on remarque que, depuis qua-rante ans, il s’est introduit en Espagne unchangement dans les habitudes (i).
Dans les classes intermédiaires et même
(i) La plus grande partie des femmes, à l’époque in-diquée, né buvaient pas de vin.