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et cle l’inertie de l’homme de la campagne.
La terre, cultivée sans amendement, offredans cette contrée des récoltes plus abon-dantes que dans plusieurs parties de l’Eu-rope , où elle est travaillée avec cette dili-gence et ces soins dont le cultivateur estcapable; il ne lui prodigue pas ses fatiguespour en obtenir des combustibles. Les genêts,la fougère et le genièvre, tristes indices dela stérilité, sont les seules plantes qui lui ser-vënt pour l’usage de la vie domestique. C’estlà que le farouche paysan, oubliant le passé,trahissant le présent et immolant l’avenir, dit :La vie est un songe, demain est incertain ,pourquoi tant s’inquiéter? tandis que des po-pulations lointaines et nombreuses regardentavec un œil de convoitise le foyer de sespères et les biens dont il a méconnu le prix.
J’ai dit que les Espagnols avaient précédéles autres peuples dans l’institution d’un coderural et dans la formation de colonies agri-coles, j’ajouterai qu’ils ne sont pas non plusrestés en arrière dans l’art de conserver lesgrains : les silos que M. Ternaux a introduits à