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Tome premier.
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ESPAGiNK. 167

des forces productives et de la population,quand la charité qu’ils font n’est réservéequ’aux pauvres et aux infirmes, à qui appar-tient leur superflu.

Des écoles d’agriculture établies sur les mo-dèles de celles qui existent déjà dans le nord del’Europe présenteraient un double avantageen Espagne , sur-tout si, comme chez M. de Fel-lemberg, l’éducation y était graduée suivant lesbesoins de la vie sociale. Les indigens y trou-veraient des théories toujours placées à côtédes exemples, et les Espagnols du Nouveau-Monde , si la paix peut resserrer les liens quiles unissent à la métropole, leur aïeule, vien-draient y chercher les moyens de rapporterdans leur belle patrie, avec les honorableslauriers de la science, les sentimens que lesrapports de consanguinité, de langage, demœurs et de religion auraient dû toujoursconserver.

L’industrie, arrêtée dans sa marche, main-tient la population dans un état de décrois-sance; elle est inquiète, parce qu’elle n’est pasheureuse ; l’instabilité des pouvoirs empêche