quelquefois même les hommes et les habi-tations.
Non-seulement l’on ne connaît pas le sys-tème des jachères dans les plaines de l’Italie ,mais encore les terres, cultivées tous les ans,y donnent souvent jusqu’à deux produits dansune année. Cette multiplicité de récoltes, quin’est pas toujours bien entendue, rend né-cessaire une main-d’œuvre considérable; lepaysan , déjà pauvre, prodigue ses fatiguespour les secondes semences qu’il cultive, auxconditions d’avoir pour lui le tiers ou le quartde la récolte, exempt de tous frais : souventles intempéries ou les froids hâtifs de l’au-tomne viennent lui ravir le fruit de ses sueurs.En perdant un produit sur lequel il comptaitpeu, le propriétaire ne perd en quelque sorteque le superflu ; mais le malheureux qui sa-crifie son labeur préjudicie à l’existence de safamille. La condition entre ces deux indivi-dus n’est pas juste; la chance est toujourscontre le malheureux.
Des terres qui ne se reposent jamais exigentune grande quantité de main-d’œuvre; il en