tranquillité, qui sont l’isolement des intérêtset la différence des habitudes, ne serviraientalors qu’à la prolongation de ses maux.
Quant à l’Amérique méridionale, son étatpolitique et ses agitations privent l’observa-teur d’un point fixe sur lequel il puisse ap-puyer des remarques. Des Gouvernemensnouveaux qui s’autorisent des troubles et dela faiblesse momentanée de la métropole pours’affranchir de tous devoirs envers elle sanstenter les mesures de conciliation; des in-fluences étrangères qui popularisent la révo-lution dans des intérêts de commerce ; unemilice sans discipline et d’une organisationimparfaite, composée de soldats qui ne voientque le butin ; des chefs qui crient Vive la li-berté au moment où ils retiennent dans unedure captivité quinze cent mille esclaves :voilà le tableau que nous présente un Fran-çais qui a observé l’état de la république deColombie en 1823(1).
(1) Voyage dans la république de Colombie en 189.2et 1825 ; par M. G. Mollien.