lui est. indispensable, parce que Dieu a tout
fait.
Depuis la paix de 1717, faite avec l’Au-triche, l’Empire ottoman n’a cessé de ten-dre vers sa décadence , et la marche incer-taine du despotisme et de l’arbitraire auraitsans doute refoulé en Asie ceux qui se sontemparés du trône de Constantin, si d’anciensliens politiques et des considérations d’Etatn’avaient conservé leur existence.
Une terre riche en grands souvenirs, lamalheureuse Grèce , a vu ses enfans outragés■ dans leur croyance, et la dignité de l’hommeoffensée sur les tombeaux mêmes de leursancêtres, et sur le théâtre des faits mémo-rables des héros auxquels elle a donné lejour. Deux sentimens sublimes, celui de lafoi et celui de l’amour de la patrie, se sontranimés contre des maîtres orgueilleux; unelutte inégale a commencé : presque par-toutle nombre a dû céder à la valeur des dé-fenseurs de l’étendard sacré de la foi; on avu une légion d’élite, aussi valeureuse queles Spartiates , mais moins expérimentée,