FRANCE.
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son profit, et les droits du propriétaire sur lefermier quand celui - ci lui a fait éprouverdes détériorations, il serait bien nécessaireque les baux continssent des clauses encou-rageantes pour le fermier qui, étant ordinai-rement le plus faible et le moins heureux, aplus besoin que tout autre de la protectionde la loi. Si le capital qu’il a employé endéfrichement ne peut se reproduire que parle haut prix de la denrée, l’état actuel deschoses ne pouvant lui être favorable, il enrésulte une cause de retard et d’inertie pré-judiciable à tous les intérêts, et une diminu-tion très-sensible dans la masse des capitaux,qui détruit l’avenir du fermier et du proprié-taire.
Dans la Gra'nde-Bretagne, il est des terresoù le capital engagé dans des bonificationsest plus grand que le capital foncier. Que de-viendrait le fermier, si sa fortune n’était pro-tégée par la loi et par des baux de longue du-rée ? Le fermier aisé et instruit rendra tou-jours le propriétaire heureux, le contrairearrivera s’il est pauvre et ignorant. Quand le
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