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Grecs enfouissaient les fèves, la vesce et les- petits - pois lorsque ces végétaux étaient ar-rivés au moment de la floraison ; les Romainsfaisaient usage des lupins dans les mêmescas ; les Italiens les emploient encore dansles terres rouges et ferrugineuses, et danscelles où il y a de petits vers qui détruisentles racines des grains : le lupin est doué d’uneâcreté qui a la propriété de détruire ou d’é-loigner ces insectes. Mais la méthode qui of-fre des avantages incontestablement supé-rieurs est, je le répète, celle qui est prati-quée en Piémont , dans la Lombardie , et dansquelques contrées des États vénitiens, c’ estle seigle enterré en vert.
Après la récolte du froment, on donne àla terre un labour, qu’on répète si elle n’estpas assez divisée. On sème le seigle ou clairou abondant, selon la qualité de la terre. Si lesol est bon et bien préparé, on fait deuxcoupes de fourrages avant l’hiver; au prin-temps suivant, le seigle que ces deux coupesont fait taller repousse de nouveau ; lorsquel’épi, sorti du tube, est près d’entrer en