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moins de crudité, et quelles sont plus éloi-gnées de leurs sources ; celles qui viennentd’un lac, par exemple, celles qui viennentde celui de Como, parcourent la province duMilanais , et forment autour de la capitaleun vase d’eau qu’on appelle le Naviglio , sontbien meilleures que celles qui sortent desmontagnes et des rochers.
Combien est grand encore l’avantage queprocurent à l’agriculture les eaux d’irriga-tion , lorsqu’après avoir parcouru l’intérieurdes villes elles en emportent toutes les im-mondices. C’est un des bénéfices dont jouitl’agriculture dans les environs de plusieursvilles d’Italie , où les arrosages charrient surles terres et sur les prairies tous les balaya-ges et toutes les boues des rues.
Si la position de Paris eût permis que sesimmondices, au lieu d’être dirigées vers laSeine , fussent; allées fertiliser les campagnes ,elles eussent produit sur leurs plaines l’effetdes arrosages du Nil . ‘ n,
Quoique les règles de l’hydraulique nesoient pas suivies avec autant d’attention en