ENTRE SULLY ET COLBERT .menter les ressources, de diminuer la misère,de faire naître les liens fraternels, et d’inspirerle sentiment de l’obéissance; en un mot, encherchant le principe de la force, il la trouvamoins dans les hommes que dans les choses.
Si l’agriculture, cet art paisible, offre desbiens plus réels et plus assurés que ceux ducommerce, d’un autre côté, elle ne peut créeren peu de temps ces vastes ressources néces-saires à l’exécution de grandes conceptions :pour suivre Louis-le-Grand dans sa marcheglorieuse , les moyens lents et limités au-raient été insuffisans ; il fallait donc chercherle Potose dans des ressources promptes et sus-ceptibles de se multiplier ; c’est dans le choixdes moyens, plutôt que dans l’action pre-mière , qu’il faut contempler le génie de Col bert ; son ministère fut marqué par une grandepénétration, et sur-tout par une grande activité.
Non content de travailler pour son siècle,Henri IV imprima à Sully une volonté fortede léguer à la génération suivante les gagesde sa haute prévoyance ; l’industrie prove-