PARALLÈLE
Henri IV donna à son siècle l’empreintede son esprit et de ses mœurs ; l’agricultureet ses principes devinrent l’objet de l’étudeet les délices des hommes cl’un rang élevé; leMonarque la considérant comme le premierde tous les arts et le principe de toute pros-périté , Sully arrosait les racines de l’arbre ,dont les autres arts n’étaient que les rameaux.Sous ce règne, Olivier de Serres , seigneur dePradel, qu’à bon droit l’on peut nommerle patriarche de l’agriculture française, futconsulté sur les moyens de généraliser laculture du mûrier en France , et ce fut d’a-près de mûres délibérations que l’on créa,en 1616, une commission chargée de recon-naître dans les généralités de Paris, Tours et Lyon , si la terre et le climat étaient pro-pres à la culture du mûrier ; son rapport futaffirmatif : alors on garnit les grandes! rou-tes et les chemins vicinaux de cette planteexotique; on planta même le Jardin des Tui leries en mûriers, on y établit une pépi-nière , où l’on éleva vingt mille pieds de cetarbre précieux, et l’on forma à l’extrémité