ENTRE SULLY ET COLBEllT. 7
reux at tribuent les mesures de restriction qu’ilétablit à la crainte de voir renaître les fa-mines qui, à d’autres époques, avaient désoléla France . Quel qu’ait été le mobile du mi-nistre de Louis XIV , ces entraves , qui ontarrêté la marche heureuse de l’agriculture,furent sans doute des mécomptes ; mais ils11e peuvent effacer tout ce que ce grand hommea fait de sublime et de généreux.
Sully n’eut pas, comme Colbert , une routetracée par un prédécesseur, il ne put imiterpersonne, il dut être lui-même ; son minis-tère, bien différent de celui de Colbert ,commença par la disette et finit par l’abon-dance ; une portion de l’or que le commercefaisait rentrer parvenait aux mains du culti-vateur , et se transformait en valeurs repro-ductives ; les nouveaux ornemens que la terreoffrait tou® les jours étaient un éloge muetde la sagesse et de la prévoyance du géniequi secondait de tout son pouvoir le roiHenri, afin de' le rendre père de famille dansla;paix, après qu’il avait été soldat dans laguerre. ;