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Tome second.
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PABAI.LÈLE

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Telles étaient les vues de Sully; elles ten-daient à accroître et à assurer la mesure debonheur que son maître voulait donner àson peuple : les créations de ce ministre de-vaient prolonger au-delà de sa tombe leur in-fluence , faire renaître le sentiment de l’a-mour et du respect pour le grand Roi qui leslui avait inspirées; les créations de Colbert firent naître le sentiment plus froid de l’ad-miration.

Parmi les nombreux apologistes de Col-bert se présente aussi Voltaire . En rendanthommage à sa mémoire, il établit un parallèleentre ce ministre et Sully ; il sacrifie lemaître à celui qui mettait toute son ambitionà n’ètre que son imitateur : en effet Colbert fit revivre les anciennes ordonnances de Sul-ly ; les mêmes réglemens sur l’agriculture fu-rent promulgués sous son ministère; les mê-mes encouragemens furent répandus (i ). Si lagloire d’un ministre dépend plus, de ce qu’ilfinit que de ce qu’il entreprend ; si la posté-

(i) Voltaire (Siècle de Louis XIV , chapitre Finances)