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Tome second.
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20 DU MÛRIER

veurs de la nature rie sont une mine fécondequau tant que lhomme sait lexploiter à sonavantage, et que, par conséquent, cest uneerreur daffirmer quune culture ne peut réus-sir, parce quanciennement lignorance, oule défaut de fixité dans les idées, la faitabandonner.

LAlsace, il y a quatre-vingts ans, ne comnaissait pas la culture de la garance; ce futM. Hoffmann qui lintroduisit dans cette pro-vince ; il se ruina ; il eut des ennemis et despréventions à combattre : aujourdhui cestune des branches principales du commerce decette contrée (i). Cet exemple prouve que sides essais ont pu être funestes à ceux qui lesont tentés, il ne faut pas en conclure quelidée fût mauvaise, et les accidens qui arri-vent souvent dans lexécution des vues utilesde cette nature démontrent combien la pro-

(i) Il y a aujourdhui, à Strasbourg , huit ou dix mai-sons très-opulentes qui ne font pas dautre commerceque celui de la garance, qui était, inconnue dans cepays à lépoque indiquée.