ET DE SA CULTURE.
3i
mogène avec celle dont les vers à soie doi-vent se nourrir pendant leurs différens âges.
Des mûriers en taillis.
Le but des propriétaires et celui des fer-miers étant d’obtenir des résultats présens,et qui ne soient point au détriment de l’a-venir , les produits des mûriers en haie et deceux en taillis laissent le temps à la feuilledes grands arbres de prendre tout son dé-veloppement; cinq ou six livres de feuilles nou-velles représentent plus de cent livres de feuil-les à complète maturité, et les branches desgrands arbres, plus difficiles à émonder, reçoi-vent un dommage considérable quand on leseffeuille avant que le bois soit mûr, parceque leur écorce, très-tendre, s’enlève avec lafeuille, et occasionne à la branche uneperte de ses fluides, ce qui souvent la faitpérir.
Les mûriers en taillis doivent être dispo-sés sur des lignes parallèles, afin que l’onpuisse labourer dans les intervalles ; leur cul-ture, la greffe, leur effeuillage, enfin les