ET DE SA CULTURE.
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de, sur-tout quand elle est secondée par lessoins qu’on lui donne, puisque, dans les cir-constances dont je parle, il produisit troisfois de nouvelles feuilles dans la mêmeannée.
Rien n’est plus utile pour le propriétaireque la formation d’une pépinière , dans la-quelle il entretient les arbres qu’il doit plan-ter à demeure ; car les pépiniéristes, plusavides de vendre que de bien servir l’ache-teur , considèrent le temps qu’il leur fau-drait employer pour arracher un arbre avectoutes ses racines ; ils coupent le pivot del’arbre, disent qu’il est inutile ^supprimentbeaucoup de racines latérales, et plantentun grand végétal comme l’on planterait unchou ; les préceptes pour la plantation étantainsi violés, il ne faut plus s’étonner si l’onn’a pas de beaux arbres. La nature a donnéaux arbres deux points d’appui dans leurs ra-cines : la racine perpendiculaire ou le pivot,qui va chercher jusque dans les fentes desrochers son appui et sa nourriture, et parcourt la terre en ligne droite ou oblique,
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