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DU MURIER
suivant les obstacles qu’elle rencontre; etles racines horizontales, qui parcourent lasurface du terrain. On sent que, si l’on dé-truit, en plantant un mûrier, son premierpoint d’appui, le pivot, les racines horizon-tales étant susceptibles d’être déchirées parle soc de la charrue lorsqu’on laboure, laplante éprouve un ébranlement funeste, ellene répond plus aux soins qu’on lui a donnés,elle végète tristement et elle meurt.
Le mal que beaucoup de pépiniéristes fontaux arbustes en supprimant le pivot et lesgrosses racines qui forment leurs, attributsles plus essentiels n’est pas le seul qui. nuiseau succès des plantations; les cultivateurs,autrefois, ne plantaient les arbustes que lors-que les racines étaient à moitié desséchéeset ceux qui sont restés dans la vieille rou-tine font encore aujourd’hui cette faute ralors l’arbre est retardé par la difficulté qu’iléprouve pour réacquérir ses principes ab-sorbans ; il a perdu de sa vitalité. Ces acci-dens qui, dans une grande exploitation ru rale , entraînent des conséquences graves, en