ET DE SA CULTURE.
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ber et le parenchyme quatre petites bran-ches taillées de mûrier franc, cette opéra-tion réussit ordinairement dans les printempssecs et chauds ; mais si la saison est contraire,ou que quelques animaux viennent à toucherà ces greffes, alors l’arbre est exposé à périr.
Le mûrier blanc est celui dont la cultureest généralement adoptée ; il y en a de plu-sieurs espèces, qui toutes conviennent pourl’éducation du ver à soie ; dans les départe-meus vénitiens, on distingue les deux prin-cipales : la première, sous le nom de fogliadoppia, et la seconde, sous le nom de fogliazucchera. La première est plus abondante,mais la substance qu’elle renferme se trouvedélayée davantage dans un véhicule aqueux ;la seconde est plus rare, mais les vers àsoie qu’elle nourrit font une soie fine etdes cocons qui pèsent davantage. Cepen-dant , tous avantages et inconvéniens com-pensés, il conviendra toujours mieux de cul-tiver des mûriers greffés avec des branches dé-tachées de ceux de la première qualité, parceque si celle-ci contient moins de gomme ou de