ET DE SA CULTURE.
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des prairies ; il y a beaucoup d’établissemensruraux où le revenu de la feuille surpasse tousles autres.
Lorsque la saison n’a pas été inconstante,la consommation de la feuille du mûrier estmoins grande ; tous les animaux de trait peu-vent en être nourris , et si on laisse la feuillesur l’arbre, on obtient un produit plus con-sidérable l’année suivante ; car le mûrier quin’a pas été ébourgeonné laisse des jets plusforts et donne plus de feuilles; il y a donc tou-jours de la prudence à s’assurer d’une quan-tité de feuilles qui excède les besoins.
La culture de l’arbre précieux, et l’œuvredu ver à soie que ses feuilles nourrissent, enpassant par une multiplicité d’opérations, dontla plupart ne peuvent être faites par des mé-caniques, mais avec les bras des hommes,semblent devoir être indiquées pour rétablir,dans beaucoup de cantons, la main-d’œuvre,dont la privation engendre la misère.
On ne peut se dissimuler que l’inventiondes mécaniques n’ait détruit la balance entreles besoins du producteur et ceux du con-