A SOIE.
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publications et par les nouvelles méthodes ducomte Dandolo , ils cherchèrent à en fairel’application par eux-mèmes ; la culture dumûrier fut encouragée par-tout; on donnaplus de soins à ceux qui avaient été abandon-nés; avec ce produit régénéré, beaucoup payè-rent au-delà de leurs impositions: chacun for-mait un journal de ses expériences; on s’en-tretenait, on écrivait pour se les communi-quer ; en un mot, cette occupation douce, etqui n’est pas sans attraits, parut comme undédommagement aux dérangemens de for-tune que venait encore de causer une po-litique soutenue par des vues pleines de dé-ception.
La mode étant venue de s’occuper de l’édu-cation des vers à soie, des dames d’un rangtrès-élevé ne dédaignèrent plus d’y donnerleurs soins ; car que ne fait pas la mode sur unsexe disposé à se soumettre à toutes ses ty-rannies? Il est vrai que quelques voyages àVenise , à Milan , à Florence et à Naples pouraller entendre un opéra, et pour acheter quel-ques objets de goût, étaient le prix des fati-