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DU VED
plus le ver à soie se rapproche d’un climatdoux et tempéré, et plus le produit qu’il offreest digne de soins.
Aucun animal, dans l’état de domesticité ,n’est plus sensible aux différentes impressionsde l’air ; on lui reconnaît, outre son bec, seizeorganes exhalans et respirans, qu’on nommestigmates, et qui se trouvent sous chaque ais-selle ; il a seize pattes, huit de chaque côté.
Les Italiens, et particulièrement les peu-ples de la Lombardie , ont exprimé leur pen-sée à l’égard de ces petits animaux, artisansde leurs richesses, en les désignant sous letitre de cavalieri , chevaliers ou gentilshom-mes ; ce qui indique qu’on doit les traitercomme tels.
On reconnaît deux espèces de vers à soie:l’un, qui éprouve quatre mues, c’est celuiqu’on élève le plus ordinairement en France eten Italie ; l’autre, qui éprouve seulement troismues ; il est plus petit, il consomme moins defeuilles ; sa soie est plus fine que celle du pre-mier. Dans un pays où l’on a besoin d’une ex-trême diligence, parce que l’on craint detre