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surpris par les intempéries, ou bien que lesmûriers n’aient pas le temps de pousser leursseconds jets, cette seconde espèce pourraitconvenir; il n’y a, à cet égard, que l’expé-rience qui puisse servir de guide.
Les naturalistes n’ont point reconnu à cettechenille d’organe de la vue, mais elle a sansdoute celui de l’odorat ; car lorsqu’on luidonne de la feuille, elle se dirige bientôt ducôté où elle est pour la ronger avec son bec,qui a la forme d’une scie horizontale et quiest de substance cornée. Les réservoirs soyeux,au nombre de deux, et qui sont situés dans lapartie inférieure de cet animal, tiennent à unefilière qui se trouve placée sous ses mâchoires;c’est dans les organes de la digestion que s’é-pure la matière résineuse qui se trouve dansla feuille du mûrier, et qui devient matièresoyeuse. Les substances nutritives et consti-tuantes que l’on reconnaît dans la feuille sontle parenchyme solide ou substance fibreuse,la matière colorante et l’eau.
La méthode a été sur-tout perfectionnée surles moyens de faire éclore les œufs des vers à