A SOIE.
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l’on peut plus facilement prévenir aujourd’huiqu’autrefois, parce qu’on en connaîtles causes,d’un autre côté, l’on ne peut nier qu’il fautqu’ils aient une grande force de vitalité, puis-que dans l’espace de trente-deux j ours, qui est leterme moyen de leur vie, jusqu’à l’époque oùils forment leurs cocons et deviennent chrysa-lides, ils augmentent de mille fois leur gros-seur primitive; ils éprouvent quatre mues,pendant lesquelles ils sont dans un état lé-thargique; ce qui réduit les jours où ils pren-nent de la nourriture à vingt-huit. Après laquatrième mue, cet animal arrive à ce qu’onappelle la furia; c’est un état de voracité ; ilconsomme en un instant les feuilles qu’on luiprésente : c’est alors qu’il faut avoir soin de lechanger souvent.
Je n’entreprendrai point d’analyser ici lesdifférentes maladies auxquelles est exposé lever à soie, mon seul but étant d’amener l’at-tention du lecteur sur les causes du retardd’un produit que nous avons bien des raisonsde ne pas négliger.