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DU COMMERCE
» fut. marquée par l’établissement de quelque» manufacture. Le lloi avançait aux manufac-« turiers deux mille francs par chaque métier» battant, outre des gratifications considéra-» blés; en 1689, on comptait dans le royaume» quarante mille deux cents métiers battant» en laine; les manufactures de soie produisi-» rentau commerce plus de cinquante millions» de livres de ce temps-là, et non-seulement» l’avantage qu’on en retirait était au-dessous» de l’achat des soies nécessaires , mais la cul-» ture du mûrier, que Henri IY avait encou-» ragée en France , mit les fabricans dans le» cas de se passer de soies étrangères (1). »Sous Louis XII , on n’employait encore dansnos manufactures que des soies d’Espagne et d’Italie ; Henri IV , par les mesures qu’il fitprendre , avait donné une forte impulsionau mouvement reproducteur des ressourcesde l’état. Colbert aurait voulu finir ce quiavait été si heureusement conçu ; mais le