DES SOIES.
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un an, suffisent souvent pour les voir usés oudétruits ; leur consommation, étant plus répé-tée, est nécessairement plus grande; elle estmoins apparente, mais elle n’en est pas moinsréelle : il résulte donc de ce tableau qu’il nousreste encore des perfectionnemens à achever.
Ceux qui ne voient le commerce des soiesqu’à Lyon disent que cette branche est tou-jours active et florissante, parce que Lyon en-tretient toujours une nombreuse populationen ouvriers dans les fabriques de soieries; maissi la consommation en Europe s’est augmen-tée du double, si l’on ne peut suffire aux nom-breuses demandes qui arrivent d’Amérique etde Russie , la production se trouve donc, ence genre, limitée par les ressources et au-des-sous des besoins : il résulte de là un motifd’encouragement qui ne peut être trop déve-loppé.
L’auteur du Tableau des richesses de laFrance dit : « Le prévoyant Sully s’occupa à» créer des fermes pour faire prospérer l’agri-» culture, et chaque année du ministère de«Colbert , depuis l’an i6f>3 jusqu’en 1672,
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