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Tome second.
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soixante livres par personne, femmes, en fanset vieillards compris ( i ).

On sait que les paysans, dont la famille en-tière est ordinairement occupée des soins desvers à soie, partagent par moitié avec le pro-priétaire ; il resta donc trente francs par têteà chacun de ces paysans : or, une famille decinq personnes aura donc eu, en trente jours,un bénéfice de cent cinquante francs ; en dé-duisant trente ou quarante francs pour lesfrais, on trouvera encore que cette familleagricole avait fait un gain suffisant pour semaintenir dans une honnête aisance toutelannée. Cette somme de trente francs parpersonne peut être regardée comme un termemoyen ; mais il y a beaucoup de paysans quigagnent bien davantage, je le sais par expé-rience.

« Lobjet de léducation des vers à soie est,» parmi ceux des champs, dit encore M. Dan-» dolo, le plus grand dont lItalie se soit ja-

(i) Nouveaux essais sur les vers à soie ; ouvrage pos-thume du comte Dandolo . Milan , 189.0.