SUR YARÈZE. 89
M. Dandolo faisait naître par-tout l’ému-lation ; la plus grande partie des grands pro-priétaires avaient les yeux ouverts sur lui :plusieurs se trompèrent dans l’applicationdes principes ; quelques-uns, virent les lainesdes troupeaux de mérinos qu’ils avaient en-tretenus à grands frais diminuer de prix pardes réglemens d’exception en faveur des étoffesétrangères ; ils attribuèrent au régénérateurde cette branche de l’industrie agricole desaccidens dans lesquels il n’était pour rien ;mais quel est l’homme qui, travaillant pourson siècle et son pays, pourrait se flatter den’être pas exposé à des injustices? S’il exis-tait encore aujourd’hui des préventions malfondées, la postérité leur répondra : « Endirigeant l’esprit de son siècle vers les artspaisibles et utiles, cet homme'honorable aévité aux tribunaux leur déplorable activité ;au Gouvernement, la complication d’un sys-tème plus dispendieux d’administration , etaux fortunes privées la décadence dont lesmenaçait le contraste qui existait entre lesimpôts élevés qu’on avait conservés, et la