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, ET RELIGIEUSE.
La vie du cultivateur n’est point métaphy-sique ; elle est au contraire toute action ; enéchange des biens précieux qu’il offre à lasociété, il attend d’elle ceux qu’il ne peut seprocurer par lui-mëme, c’est, la connaissancedes lois de la justice divine, et l’application decelles de la justice humaine; chercher à l’ar-racher au joug de ses passions, c’est lui mon-trer la boussole qui doit le diriger vers lafin de son voyage, c’est préserver la sociétéd’un péril.
Si l’ascendant des habitudes vicieuses estfuneste à tous les hommes., il l’est d’autantplus à celui qui est plus près de la nature :de là, la nécessité d’accoutumer les élèves debonne heure à l’instruction et aux pratiquesreligieuses.
Les actions du cultivateur prennent natu-rellement une convergence vers les idées depiété; car la contemplation des oeuvres de lanature , qui s’offrent constamment à ses re-gards, conduit l’homme, dit Sturm , à la re-connaissance envers la Providence ( i ).