DANS L’ILE DE CORSE.
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bien l’employer, et elle devient au contraireleur fléau s’ils négligent de la bien diriger.
Mais pour arriver à un but dont on se figu-rera sans peine les heureux résultats, quipourraient verser dans le commerce français ,en huile et en soie, pour plus de quarante mil-lions de denrées qu’il tire de l’étranger, il fau-drait des mesures de prévision ; car la régénéra-tion de l’industrie agricole ne peut, pas pro-venir de peuplades que d’anciennes violencesont réduites à un état demi-sauvage ; l’instinctdu bien ne peut naître chez elles que parimitation ; pour que la Corse devienne utileet productive à la France , il faut que la France commence par être utile et productive à laCorse : le plus faible attend toujours sonbonheur du plus fort, et comme dans l’ordresocial tout se lie, il en résulte le bonheurcommun.
Un institut agricole dans l’île de Corsepourrait répandre dans toute la contrée uneheureuse émulation; les hommes, quelque ar-riérés qu’ils soient, sont toujours sensibles àla vue du bien ; les produits les plus suscepti-