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Tome I.
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XXXV
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XXXV

RÉSUMÉ I)E L’IIISTOIRE DE FRANCE .

•lislingués dans cetle science par la sagacité de leur■nvesligaiion. Mais ce sont toujours les économisteslançais qu’il faut regarder comme les précurseurs'fcs philanthropes éclairés répandus aujourd hui dans' es deux mondes.

Tandis que l’infatigable Voltaire, d’Alembert, Di-derot, Duclos, Mably, Condillac, Marmontel , Helvè-tes, sapaient les préjugés qui obstruaient la marchede l’esprit humain, et que Raynal déroulait à l’autrehémisphère un avenir colossal de prospérité, unhomme, marchant à l’écart, puisait dans son cœur etdansle commerce de la nature cette philosophie expan-sive et religieuse du spiritualisme, qui devait garantirla morale des nombreuses attaques qui renversaient lacroyance. Rousseau avait senti que les philosophes dé-

truisaient et ne construisaient pas. Leur école n’existeplus ; la sienne a survécu, et d’éloquents écrivains ontajouté à son éclat. Egaré par sa vanité, trompé par sonhumeur, Rousseau a prêté sa plume au paradoxe,mais il l’a consacrée plus souvent à la vérilé. Il a con-tribué à la réforme de nos mœurs, en nous ramenanth la famille et à l’égalité ; il a montré la nature à unenation, à une société que la cour et l’habitude du des-potisme avaient contrefaites ; il a mis dans les bras deleurs parents des enfants qui en obtenaient à peine unregard : il a exalté l’âme des femmes, en leur inspirantces vertus antiques avec lesquelles elles forment lescitoyens. Rousseau a fait plus : il avait prédit la ré-volution ; il l’a mise dans les esprits, en écrivant 1oGonlral social.

FIX DU RÉSUMÉ

L'HISTOIRE DE FRANCE.