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Tome I.
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convention Nationale (i79S).

Chapelle, afin de réunie les quartiers dispersés, etde pouvoir résister à l’ennemi, s’il venait en forcestroubler les sièges qu’on devait exécuter sur laMeuse .

Dumouriez partit aussitôt d’Anvers avec dix-huit mille hommes réunis à la hâte. II divisa sapetite armée en plusieurs corps, qui avaient ordrede faire des sommations aux diverses places fortes,sans cependant s’arrêter à commencer des sièges.Son avant-garde devait se hâter d’enlever les ba-teaux et les moyens de transport, tandis que lui,«vec un gros de troupes, se tiendrait à portée dedonner secours à ceux de ses lieutenants qui enauraient besoin. Le 17 février 1793, il pénétra surle territoire hollandais en publiant une proclama-tion, où il promettait amitié aux Bataves, etguerre seulement au slalhouder et à l’influence an-glaise. On s’avança en laissant le général Leclercdevant Bcrg-op-Zoom, en portant le général Ber-neron devant Klundert et Willcmsladt, et en don-nant à l’excellent ingénieur d’Arçon la mission defeindre uncattaque sur l’importante place deBréda.Dumouriez était avec l’arrière-garde à Sevenberghe.Le 23, le général Berneron s’empara du fort deKlundert, et se porta devant Willcmsladt. Le gé-néral d’Arçon lança quelques bombes sur Bréda.Cette place était réputée très-forte ; la garnison étaitsuffisante, mais mal commandée, et, après quel-ques heures, elle se rendit à une armée d’assié-geants qui n’était guère plus forte qu’elle-même.Les Français entrèrent dans Bréda le 27, et s’em-parèrent d’un matériel considérable, consistant endeux cent cinquante bouches à feu, trois centsmilliers de poudre, et cinq mille fusils. Aprèsavoir laissé garnison dans Bréda, le général d’Ar-çon se rendit le I" mars devant Gertruydenberg,Place très-forte aussi, et s’empara le même jour del °us les travaux avancés. Dumouriez s’était rendua u Moerdyk, et réparait les retards de son avant-garde. Cette suite de surprises si heureuses, surdes places capables d’une longue résistance, jetaitbeaucoup d’éclat sur le début de cette tentative;n 'ais des retards imprévus contrariaient le passagedu bras de mer, operation la plus difficile de cel )r ojet. Dumouriez avait d’abord espéré que sonav ant-garde, agissant plus promptement, s’empa-rerait de quelques bateaux, traverserait prompte-ment le Bielbos, occuperait l’île de Dort, gardéetou t au plus par quelques cents hommes, et s’em-parant d’une nombreuse flottille, la ramèneraitSu r 1 autre bord, pour transporter l’armée. Des1

délais inévitables empêchèrent l’exécution do celtepartie du plan. Dumouriez tâcha d’y suppléer ens’emparant de tous les bateaux qu’il put trouver,et en réunissant des charpentiers pour se composerune flottille. Cependant il avait besoin de se bâter,car l’armée hollandaise se réunissait à Gorkum, auStry et â l’île de Dort; quelques chaloupes enne-mies et une frégate anglaise menaçaient son em-barquement, et canonnaient son camp, appelé parnos soldats le camp des castors. Ils avaient en effetconstruit des huttes de paille, et, encouragés par-la présence de leur général, ils bravaient le froid,les privations, les dangers, l’avenir d’une entre-prise aussi audacieuse, et ils attendaient avec im-patience le moment de passer sur la rive opposée.Le 3 mars, le général Deflers arriva avec une nou-velle division; le 4, Gertruydenberg ouvrit scsportes, et tout fut préparé pour opérer le passagedu Bielbos.

Pendant ce temps, la lutte continuait entre lesdeux partis de l’intérieur. La mort de Lepellelicravait déjà donné occasion aux montagnards de scdire menacés dans leurs personnes, et on n’avaitpu leur refuser de renouveler dans l’assemblée lecomité de surveillance. Ce comité avait été com-posé de montagnards qui, pour premier acte, firentarrêter Gorsas , député et journaliste attaché auxintérêts de la Gironde . Les jacobins avaient encoreobtenu un autre avantage, c’était la suspension despoursuites décrétées, le 20 janvier, contre les au-teurs de septembre. A peine ces poursuites avaient-elles été commencées qu’on découvrit des preuvesaccablantes contre les principaux révolutionnaires,et contre Danton lui-même. Alors les jacobinss’étaient soulevés, avaient soutenu que tout lemonde était coupable dans ces journées, parce quetout le monde les avait crues nécessaires et lesavait souffertes; ils osèrent même dire que le seultort de ces journées était d’être restées incomplè-tes; et ils demandèrent la suspension des procé-dures dont on se servait pour attaquer les pluspurs révolutionnaires. Conformément à leurs de-mandes, les procédures furent suspendues, c’est-à-dire abolies, et une députation de jacobins s’étaitaussitôt rendue auprès du ministre de la justice,pour qu’il dépêchât des courriers extraordinairesà l’effet d’arrêter les poursuites déjà commencéescontre les frères de Meaux .

On a déjà vu que Pache avait été obligé de quit-ter Icininistère.etqueRolandavait donné volontai-rement sa démission. Celle concession réciproque

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