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Tome I.
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CONVENTION NATIONALE (1793).

s «umise, toute rébellion étouffée dans l’intérieurjusqu’à la frontière d’Italie, où la place de Toulon r üsisiait encore, il est vrai, mais résistait seule.Encore un succès aux Pyrénées, à Toulon , auEliin , et la république était complètement vieto-r 'euse,et ce triple succès ne semblait pas plus dif-

ficile à obtenir que les autres. Sans doute, la tâchen’était pas finie, mais elle pouvait l’être bientôt,en continuant les mêmes efforts et les mêmesmoyens : on n’était pas encore entièrement ras-suré, mais on ne se croyait plus en danger de mortprochaine.

CHAPITRE XXIX.

frets des lois révolutionnaires ; proscriptions à Lyon, à Marseille et à Bordeaux . — Persécutions dirigées contre les suspects %Intérieur des prisons de Paris ; état des prisonniers à la Conciergerie. — La reine Marie-Antoinette est séparée de saCamille et transférée à la Conciergerie ; tourments qu’on lui fait subir. Conduite atroce d’Hébert. Son procès devant letribunal révolutionnaire. Elle est condamnée à mort et exécutée. — Détails du procès et du supplice des girondins. —Exécution du duc d’Orléans, de Bailly, de M m( - Roland. — Terreur générale. Seconde loi du maximum. — Agiotage ,falsification d'un décret par quatre députés. — Établissement du nouveau système métrique et du calendrier républi-cain. — Abolition des anciens cultes ; abjuration de Gobel , évêque de Paris . Établissement du culte de la Raison.

Les mesures révolutionnaires, décrétées pour le^dut de la France, s’exécutaient dans toute sonRendue avec la dernière rigueur. Imaginées pares hommes les plus ardents, elles étaient violentesa Rs leur principe ; exécutées loin des chefs quies avaient conçues, dans une région inférieure,les passions moins éclairées étaient plus bru-J a les, elles devenaient encore plus violentes dans; a Pplication. On obligeait une partie des citoyensa Quitter leurs foyers, on enfermait les autres^•Rine suspects, on faisait enlever les denrées et. s marchandises pour les besoins des armées, on^posait des corvées pour les transports accélérés,®l°n ne donnait en échange des objets requis oues services exigés que des assignats, ou uneS éance sur l’État, qui n’inspirait aucune confiance,^poursuivait rapidement la répartition de l’em-l'J'Unt forcé, et les répartiteurs des communesPaient aux uns : Vous avez dix mille livres deren te; aux autres : Vous en avez vingt; et tous,p lls pouvoir répliquer, étaient obligés de fournira somme demandée. De grandes vexations résul-le nt de ce vaste arbitraire ; mais les armées seCm plissaient d’hommes, les vivres s’acheminaientg ? tendance vers les dépôts, et le milliard d’as-glais qu’il fallait retirer de la circulation com-en Çait à être perçu. Ce n’est jamais sans de° ra «des douleurs qu’on opère si rapidement, et1 °R sauve un État menacé.

Dans tous les lieux où le danger plus imminentavait exigé la présence des commissaires de la con-vention, les mesures révolu tipnnaires étaient de-venues plus rigoureuses. Près des frontières et danstous les départements suspects de royalisme, oude fédéralisme, ces commissaires avaient fait leverla population en masse; ils avaient mis toutes cho-ses en réquisition, frappé les riches de taxes révo-lutionnaires, en outre de la taxe générale résultantde l’emprunt forcé ; ils avaient accéléré l’empri-sonnement des suspects, et quelquefois, enfin, ilsles avaient fait juger par des commissions révolu-tionnaires instituées par eux. Laplanche, envoyédans le département du Cher , disait, le 29 vendé-miaire, aux Jacobins : « Partout j’ai mis la terreur» à Tordre du jour; partout j’ai imposé des contri-» butions sur les riches et les aristocrates. Orléans » m’a fourni cinquante mille livres ; et deux jours» m’ont suffi à Bourges pour une levée de deux» millions. Ne pouvant être partout, mes délégués» m’ont suppléé ; un individu nommé Mamin,

» riche de sept millions, et taxé par l’un d’eux à» quarante mille livres, s’est plaint à la conven-i tion, qui a applaudi à ma conduite; et s’il eût» été imposé par moi-même, il eût payé deux mil-» lions. J’ai fait rendre, à Orléans , un compte» public à mes délégués ; c’est au sein de la société» populaire qu’ils l’ont rendu, et ce compte a été» sanctionné par le peuple. Partout j’ai fait fondre