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CONVENTION NATIONALE (1794).
Vincent et de l’armée révolutionnaire. On ne pou-va it pas la dissoudre ; on fit le rapport qui la con-tait. Il fut reconnu que depuis quelque tempse Me ne correspondait que très-rarement et très-"ègligemment avec les jacobins, et que par com-muent il était pour ainsi dire inutile de lui con-server la correspondance. On proposa, à cette oc-cas 'on, d’examiner s’il fallait à Paris plus d’unesociété populaire. On osa même dire qu’il faudraitétablir un seul centre d’opinion et le placer auxJacobins. La société passa à l’ordre du jour surces propositions, et ne décida même pas si
fautes
la
correspondance serait accordée aux cordeliers.
Ma is ce club jadis célèbre avait terminé son exis-tence : entièrement abandonné, il ne comptait plusPour rien, et les jacobins restèrent, avec le cor-tège de leurs sociétés affiliées, seuls maîtres et ré-gulateurs de l’opinion.
Après avoir centralisé, si on peut le dire, l’opi-nion, on songea à en régulariser l’expression, à larendre moins bruyante et moins incommode pourle gouvernement. La censure continuelle et la dé-nonciation des fonctionnaires publics, magistrats,Réputés, généraux, administrateurs, avaient faitJusqu’alors la principale occupation des jacobins.Cette fureur de poursuivre et d’attaquer sans cesseagents de l’autorité avait eu ses inconvénients,
aussi ses avantages tant qu’on avait pu douter
les'nais
l 'eleur zèle et de leurs opinions. Mais aujourd’huif l ,l e l e comité s’était vigoureusement emparé duPouvoir, qu’il surveillait ses agents avec un grand*’. 0,n ’ e t les choisissait dans le sens le plus révolu-n naire ; il n e pouvait plus longtemps permettre^jacobin, de se livrer à leurs soupçons accou-, es > et d’inquiéter des fonctionnaires pour laPart bien surveillés et bien choisis. C’eût étégén ^ Un ^ an 8 er P our l’Étal. C’est à l’occasion desj ra nx Charbonnier et Dagobert, calomniés tousges^ eUX ’ tan, J‘ s 9 ue l’ un renl P orl;a ' t d es avanta-( ] SUr les Autrichiens, et que l’autre expiraitJa Cerdagne, chargé d’ans et de blessures,Cet ^ 0 ^°t-d’Herbois se plaignit aux jacobins dera Ux Dllln '^ re indiscrète de poursuivre les géné-l’„ et fonctionnaires de toute espèce. Suivantccu ° e tout re j eler sur les morts > ll im P"ta
l ‘0nH UreUr *^ e ( J® nonc * al ' on aux rcsles c ' e ^ a ^ ac ~Idrer bert , et eil g a 8 ea l es j acob ' ns a ne P lus t0_Pord CeS c *® nonc ' at ' ons publiques, qui faisaientr ?’ ^'sait-il, un temps précieux à la société,8ouy Ul ^® cons idéraient les agents choisis par leer nement. En conséquence, il proposa et fit
instituer dans le sein de la société un comité charaéde recevoir les dénonciations, et de les transmet-tre secrètement au comité de salut public. De cettemanière, les dénonciations devenaient moins in-commodes et moins bruyantes, et au désordre dé-magogique commençait à succéder la régularité desformes administratives.
Ainsi donc, se prononcer d’une manière tou-jours plus énergique contre les ennemis de la ré-volution, centraliser l’administration, la police etl’opinion, furent les premiers soins du comité, etles premiers fruits de la victoire remportée sur lespartis. Sans doute, l’ambition commençait main-tenant à avoir part à ses déterminations, beaucoupplus que dans le premier moment de son existence,mais pas autant que le ferait supposer la grandemasse de pouvoir qu’il s’était acquise. Institué aucommencement de la campagne de 4793, et aumilieu de périls urgents, il avait reçu son existencede la nécessité seule. Une fois établi, il avait prissuccessivement une plus grande part de pouvoir,suivant que l’exigeait le service de l’État, et il étaitainsi arrivé à la dictature même. Sa position, aumilieu de cette dissolution universelle de toutesles autorités, était telle, qu’il ne pouvait pas ré-organiser sans gagner du pouvoir, et faire biensans y mettre de l’ambition. Scs dernières mesu-res lui étaient profitables sans doute, mais ellesétaient en elles-mêmes prudentes et utiles. Laplupart même lui avaient été suggérées, car, dansune société qui se réorganise, tout vient s’offrir etse soumettre à l’autorité créatrice. Mais il touchaitau moment où l’ambition allait régner seule, et oùl’intérêt de sa propre puissance allait remplacercelui de l’État. Tel est l'homme; il ne peut pasrester désintéressé longtemps, et il s’ajoute bien-tôt lui-même au but qu’il poursuit.
Il restait au comité de salut public un derniersoin à prendre, celui qui préoccupe toujours lesinstituteurs d’une société nouvelle, c’est la reli-gion. Déjà il s’était occupé des idées morales enmettant la probité, la justice, et toutes les vertus,à l’orclre du jour; il lui restait à s’occuper desidées religieuses.
Remarquons ici chez ces sectaires le singulierprogrès de leurs systèmes. Quand il fallut détruireles girondins, ils virent en eux des modérés, desrépublicains faibles, parlèrent d’énergie patrioti-que et de salut public, et les immolèrent à cesidées. Quand il se forma deux nouveaux partis,l’un brutal, extravagant, voulant tout renverser,