CHAPITRE PREMIER.
Suite delà lutte îles hébertistes et des dantonistes. - Camille Desmoulins publie te Fieux Conlelier. — Le comité sc placeentre les deux partis, et s’attache d'abord à réprimer les hébertistes. — Disette dans Paris . Rapports importants deRobespierre et de Saint-Just . — Mouvement tenté par les hébertistes. — Arrestation et mort deRonsin, Vincent, Hébert,Cbaumette, Momoro , etc. — Le comité de salut public fait subir le même sort aux dantonistes. — Arrestation , procès etsupplice de Danton, Camille Desmoulins, Philipeaux , Lacroix , Hérault-Séchelles , Fabre-d’Eglantine , Chabot, etc.
La convention avait commencé tl’exercer quel-ques sévérités envers la faction turbulente desCordeliers et des agents ministériels. Ronsin etVincent étaient en prison. Leurs partisans s agi-taient au dehors. Momoro , aux Cordeliers, Hébert,aux Jacobins, s’efforçaient d’exciter en faveur deleurs amis l'intérêt des chauds révolutionnaires.Les Cordeliers firent une pétition, et, d’un tonassez peu respectueux, demandèrent si on voulaitpunir Vincent et Ronsin d’avoir courageusementpoursuivi Dumouriez, Custine et Brissot ; ils dé-clarèrent qu’ils regardaient ces deux citoyens
comme d’excellents patriotes, et qu’ils les conser-veraient toujours comme membres de leur société.Les jacobins présentèrent une pétition plus me-surée, et se bornèrent à demander qu’on accélérâtle rapport sur Vincent et Ronsin, afin de les punirs’ils étaient coupables, ou de les rendre à la libertés’ils étaient innocents.
Le comité de salut public gardait encore le si-lence. Collot-d’Herbois seul, quoique membre ducomité et partisan obligé du gouvernement, montrale plus grand zèle pour Ronsin . Le motif en étaitnaturel : la cause de Vincent lui était presque
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