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llon > depuis le 10 août jusqu’au 31 mai. Un décretOr donnait d’en laisser la moitié au moins dans Paris ,
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permettait de déplacer le reste. Billaud et
Otais
Co| lot ordonnèrent au chef de la commission duMouvement des armées de les acheminer successi-'fiiHent-vers la frontière. Dans toutes leurs opéra-ll ° ns > ils se cachaient beaucoup deCoullion, qui,1,6 s étant pas retiré comme Robespierre , les ob-p rva it soigneusement et leur était incommode,godant que ces choses se passaient, Billaud, som-r f> atrabilaire, quittait rarement Paris ; mais lejP'fituel et voluptueux Bavi ère allait à Passy avecprincipaux membres du comité de sûreté géné-jj e > a vec le vieux Vadier , avec Youland et Amar.
_ s e réunissaient chez Dupin, ancien fermier gé-ra L fameux dans l’ancien régime par sa cuisine,jl 1 Ans la révolution par le rapport qui envoya les'Entiers généraux à la mort. Là, ils se livraient àl0lls les plaisirs avec de belles femmes, et Barrère^Çail son esprit contre le pontife de l’Être-u Prême, le premier prophète, le fils chéri de laJj^ rc de Dieu . Après s’ètre égayes, ils’sortaient8 Aas de leurs courtisanes, pour revenir à Paris ,Milieu du sang et des rivalités.
^ eleurcôté, les vieux membres de la Montagne,ft it 6 senla ' ent menacés, se voyaient secrètement,
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Bordeaux, s’était attachée à Tallien , et luiar raché une foule de victimes, l’excitait duLéo sa P r ‘son à frapper le tyran. A Tallien ,&a,° lntre ’ Bourdon de l’Oise, Thuriot , Panis,|' roy ras ; Eréron, Monestier, s’étaient joints Guf-c° n ; Antagoniste de Lebon; Dubois-Crancé ,l W) n Pr ° mis au siège de Lyon et détesté par Cou-ï\ 0 {j ’ ^° ue fié de Nantes , qui était brouillé avecPas eS P* erre , et auquel on reprochait de ne s’êtretiq,i e C ° ll( Ait à Lyon d’une manière assez palrio-ci C|) ’ Allien et Lecoinlre étaient les plus auda-f 0r tp ^ ks plus impatients. Fouché était surtout
>1110 ■ 6 ^ 0ut é par son habileté à nouer et à conduire| r lr| tri
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ll aient de s’entendre. La femme généreuse
Plus ' Ue ’ 6t CCSt SUr *I ue Se déchaînèrent
s riolemment les triumvirs.
^>>s j^ 0 P° s d’une pétition des jacobins de Lyon ,Pa r j ‘‘finelle ils se plaignaient aux jacobins del ° Ut elV * CUr s * l «alion actuelle, on revint surdé no lsl oire de celte malheureuse cité. Couthon ( lUe| a ^ a ^ u fiois-Crancé, comme il l’avait déjà fait
fines
m °is auparavant, l’accusa d’avoir laissé
stT i Préi
'Utfi °“ es picrre accusa Fouché , et lui imputa les8ues qui avaient conduit le patriote Gaillard
et le fît ra y er c ’ e la * isle c ' es j aco_
à se donner la mort. Il fit décider que Fouché se-rait appelé devant la société pour y justifier saconduite. C’étaient moins les menées de Fouché àLyon que ses menées à Paris, que Robespierre redoutait et voulait punir. Fouché , qui sentait lepéril, adressa une lettre évasive aux jacobins, etles pria de suspendre leur jugement, jusqu’à ceque le comité, auquel il venait de soumettre sa con-duite et de fournir toutes les pièces à l’appui, eûtprononcé une sentence. « 11 est étonnant, s’écria» Robespierre, que Fouché implore aujourd’hui» le secours de la convention contre les jacobins.j Craint-il les yeux et les oreilles du peuple?» craint-il que sa triste figure ne révèle le crime?» craint-il que six mille regards fixés sur lui neî découvrent son âme dans ses yeux, et qu’en dépit» de la nature qui les a cachés, on n’y lise sesï pensées? La conduite de Fouché est celle d’un» coupable; vous ne pouvez le garder plus long-s temps dans votre sein; il faut l’en exclure, sFouché fut aussitôt exclu, comme venait de l’êtreDubois-Crancé . Ainsi tous les jours l’orage gron-dait plus fortement contre les montagnards me-nacés, et de tous côtés l’horizon se chargeait denuages.
Au milieu de cette tourmente, les membres descomités qui craignaient Robespierre , auraientmieux aimé s’expliquer, et concilier leur ambition,que se livrer un combat dangereux. Robespierre avait mandé son jeune collègue Saint-Just , etcelui-ci était revenu aussitôt de l’armée. On pro-posa de se réunir, pour essayer de s’entendre. Ro-bespierre se fit beaucoup prier avant de consentirà une entrevue; il y consentit enfin, et les deuxcomités s’assemblèrent. On se plaignit récipro-quement avec beaucoup d’amertume. Robespierre s’exprima sur lui-même avec son orgueil accou-tumé, dénonça des conciliabules secrets, parla dedéputés conspirateurs à punir, blâma toutes lesopérations du gouvernement, et trouva tout mau-vais, administration, guerre et finances. Saint-Just appuya Robespierre , en fit un éloge magnifique,et dit ensuite que le dernier espoir de l’étrangerétait de diviser le gouvernement. Il racontacequ’avait dit un officier fait prisonnier devant Mau-beuge. On attendait, suivant cet officier, qu’unparti plus modéré abattît le gouvernement révo-lutionnaire, et fît prévaloir d’autres principes.Saint-Just s’appuya sur ce fait, pour faire sentirdavantage la nécessité de se concilier et de mar-cher d’accord. Les antagonistes de Robespierre