CONVENTION NATIONALE (1794).
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stupeur, lorsque de la place de là COnitaune il par-ant à l’hôtel de ville. Pàyan , qui le reçut, le luta liaule voix, et, avec une grande présence d’es-P ri t, ajouta à la liste dés personnes taises hors la^°i le peuple des tribunes, ce qui n’était pas dansI e décret. Contre son attente, le peuplé des tri-bunes s’échappa avec effroi, ne voulant pas pdrta-8 e r l’anathème lancé par la convention. Alors lePlus grand découragement s’empara des conjurés,^enriot descendit sur la place pour haranguer lesc anonniers, mais il ne trouva plus un seul homme.^ s’écria cri jurant : « Comment ! ces scélérats de9 canonniers, qui m’ont sauvé il y a quelques9 heures, m’abandonnent maintenant! » Alors ilre monte furieux polir annoncer cette nouvelle auc °useil. Les conjurés sont plongés dans le déses-P°ir; ils se voient abandonnés par leurs troupese t cernés de tous côtés par celles de la converi-ll °n; ils s’accusent et se reprochent leur malheur,^oflinhal, homme énergique, et qui avait été mals econdé, s’indigne contre Henriot, et lui dit:* Scélérat, c’est ta lâcheté qui nous a perdus! »N se précipite sur lui, et, le saisissant au milieucorps, le jette par une fenêtre: Lé misérablehenriot tombe sur un tas d’ordures, qui amorlis-Se nt la chute et empêchent qu’elle ne soit mortelle,f^bas se lire un coup de pistolet ; Robespierre l e Une se jette par une fenêtre; Saint-Jùst restécalme et immobile, une arme à la main et sansv °nloir se frapper; Robespierre se décide enfin àb^miner sa carrière, et trouvé dans cette exlré-’ n, té le courage de se donner la 1 mort. Il se lire un^np de pistolet qui, portant au-desséits delà6vr e, lui perce seulement la joue, et ne lui fait* u Ul >e blessure peu dangereuse.
b*ans ce moment, quelques hommes hardis, leRanimé Dulac, le gendarme Méda, et plusieursautr es, laissant Bourdon avec ses bataillons sur labbice dé la commune, montent armés de sabres etj, 6 pistolets, et entrent dans la salle du conseil, à’Ustaht même où le bruit des deux coups de feuv c»ait de sé faire entendre. Les officiers munici-^ üx allaient ôter leur écharpe, mais Dülac me-"^e de sabrer le premier qui songera à s’en dé-P°uiller. Tout le monde reste immobile ; onj, ern Pare de tous les officiers municipaux, desa yan , d es Fleuriot, des Dumas, des Coffin-> etc. ; on emporte les blessés sur des bran-j. s i et on se rend triomphalement à la COnven-, Il était trois heures du nialin. Lés cris dé°*re retentissent autour de là salle et pénètrent
jusque sous ses voûtés. Alors les cris de : Vive laliberté ! vive la convention ! à bas les tÿrans ! s’é-lèvent de toutes parts. Le président dit cbs pa-roles : « Représentants, Robespierre et ses com-» plices sont à la porte de votre salle; roulez-vous» qti’on les transporte devant vous? »—Non; non!s’écrie-t-oit de tous côtés ; au supplice les conspi-rateurs !
Robespierre est transporté avec les siens dansla salle du Comité de salut public. On l’étend surune table, et on lui iliet quelques cartons sous latête. II conservait sa présence d’esprit et paraissaitimpassible. Il avait un habit bleu; le même qu’ilportait à la fête de l’Être suprême; dés culottesde nankin, et des bas blancs qu’au milieu de cetumulte il avait laissé retomber sur ses souliers.Le sang jaillissait de sa blessure, il l’essuyait avecun fourréau de pistolet. On lui présentait dé tempsen temps des morceaux de papier qu’il prenaitpour s’èssüÿer le visage. Il demeura ainsi plu-sieurs heures exposé à la curiosité et aux outragésd’une foule de gens. Quand le chirurgien arriyapour le panser, il sé leva lùi-même, descendit dedessus la table, et alla se placer sur un fauteuil.Il subit üit pansement douloureux, sans faire en-tendre aucune plainte. Il avait l’insensibilité et lasécheresse de l’orgiieil humilié. Il ne répondait àaucuitè parole. On le transporta ensuite avecSaint-Just, Couthoh et les autres à la Conciergerie. Sonfrère et Henriot avaient été recueillis à moitiémorts dans les rues qui avoisinent l’hôtel de ville.
La taise hors la loi dispensait d’un jugement;il suffisait de constater l’identité. Le lendemainmatin 10 thermidor (28 juillet), les coupablescomparaissent au nombre de vingt et un devant letribunal où ils avaient envoyé tant de victimes.Fouquier-Tinville fait constater l’identité, et àquatre heures de l’après-midi, il les fait conduireau supplice. La foule, qui depuis longtemps avaitdéserté le spectacle des exécutions, était accouruéce jour-là avéc Un empressement extrême. L’écha-faud avait été élëvé sur là place dé la Révolution.Un peuple immense encombrait la rue Saint-Honoré, les Tuileries et la grande place.De nom-breux parértls deS Victimes suivaient les charrettesen Vomissant des imprécations; beaucoup s’appro-chaient en demandant à voir Robespierre : les gen-darmes le leur désignaient avec la pointe de leursabre. Quand les coupables furent arrivés à l’é-chafaud, les bbiirreâux montrèrent Robespierre àtout le peuple ; ils détachèrent la bande qui en-