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Tome II.
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révolution Française .

le tirage des détenus, le tribunal révolutionnairecomposé par Robespierre, le parquet de Foüqüier-Tinville * étaient encore en fonctions, et n’avaientbesoin que d’un signe d’encOuragement pour con-tinuer leurs opérations terribles. Dans la séancemême dù 11 thermidor (29juillet), on demandaet on décréta l’épuration des commissions popu-laires. Élie Lacoste appela l’attention sur le tribu-nal révolutionnaire, et en proposa la suspension,en attendant qu’il fût réorganisé d après d autresprincipes, et composé d’autres hommes. La propo-sition d’Élié Lacoste fut adoptée; et, pour ne pasretarder le jugement des complices de Robespierre *on convint de nommer, séance tenante, une com-mission provisoire pour remplacer le tribunal ré-volutionnaire. Dans la séance du soir, Barrère, quicontinuait son rôle de rapporteur, vint annoncerencore une victoire, l’entrée des Français à Liège ,et entretint ensuite l’assemblée de l’état des co-mités, qui avaient été mutilés à plusieurs reprises,et réduits par l’échafaud ou par les missions à unpetit nombre de membres. Robespierre, Saint-Just et Coulhon avaient expiré la veille. Héraull-Sé-ehelles était mort avec Danton. Jean-Bon-Saint-André, Prieur de la Marne * étaient en mission. Ilne restait plus que Carnot, qui s’occupait exclusi-vement de la guerre ; Prieur de la Côte-d’Or, chargédu soin des armes et poudres; Robert Lindet , desapprovisionnements et du commerce; Biilaud-Va-rennes et Collot-d’Herbois , de la correspondanceavec les corps administratifs; Barrère, enfin, desrapports. Sur douze, ils n’étaient donc plus quesix. Le comité de sûreté générale était plus com-plet et suffisait bien à ses fonctions. Barrère pro-posait de remplacer les trois membres morts laveillé sur l’échafaud par trois membres nouveaux,en attendant le renouvellement général des co-mités, qui était fixé au 20 de chaque mois, et quiavait cessé d’avoir lieu depuis le consentement ta-cite donné à la dictature. C’était aborder de grandesquestions : allait-on renvoyer tous les hommesqui avaient fait partie du dernier gouvernement?Allait-on changer non-seulement les hommes, maisles choses, modifier la forme des comités, prendredes précautions contre leur trop grande influence,limiter leurs attributions, en un mot opérer unerévolution complète dans l’administration? Tellesétaient les questions soulevées par la propositionde Barrère. D abord on s’éleva contre cette manièreexpéditive et dictatoriale de procéder, consistant àproposer et a nommer lés membres des comités

dans la mérité sédricè. On demanda Timpressioh dolà listé et l’ajournement pour les Choix. Dubois'Craricé s’avança davantage ët se plaignit de l’a^'sericé prolongée des membres des comités. Si 0,1avait* dit-il, remplacé Hérault -Séchelles ; si on n a'vait pds toujours laissé Prieur de la Marne et Jean'Bon-Saint-Aridré en mission, bit aurait été pl uSassuré d’avoir une majorité, et on n’aürait p aShésité si longtemps à attaquer lés triumvirs- ^soutint ensuite que les hommes se fatiguaient a 11pouvoir, et y contractaient des goûts ddngereu*'Eh conséquence* il proposa de décréter qu’àl a 'venir aucun membre déS comités ne pourrait all e '’en mission, et que chaque comité serait renouvelapar quart tous les mois; Cambori* poussant la di s 'cussion plus avant, dit qu’il fallait réorganiser I e

Le comité de salut p a

ul'

gouvernement en entier

blic, suivant lui, s’était emparé de tout, et il rés 1tait de là que ses membres, même en travail! 1 ’ 1 ^jour et nuit, ne pouvaient suffire à leur tâche,que les comités de finances, de législation , de Sl1rèté générale, étaient réduits à une nullité coh 1plète. Il fallait faire, en conséquence, une nouveldistribution de pouvoirs, de manière à empêc^ 1que le comité de salut public ne fût accable, etque les autres ne fussent annulés.

La discussion ainsi provoquée, on allait p° rlÊlla main sur toutes les parties du gouvernem e1 ^révolutionnaire. Bourdon de l’Oise, dont l’opP° sltiori au syslèmé de Robespierre était bien con ® 1 '^puisqu’il devait être l’une de ses premières v*mes, arrêta ce mouvement inconsidéré. Il dit q uavait eu jusqu’ici un gouvernement habile etgoureux, qu’on lui devait le salut de la FrahC®^d’immortelles victoires; qu’il fallait craindreporter sur son organisation une main imprudeu^’que toutes les espérances des aristocrates ven a *^ ede se réveiller* et qu’il fallait, eh se gardant d u ^tyrannie nouvelle, modifier cependant avecgemerit une institution à laquelle on avait dû ^grands résultats. Cependant Tallien , le hérosvoulait qu’on abordât au moins certaines fl

danger à les dé ci ,,as dc

lions, et ne voyait aucun

sür-lë-champ. Pourquoi, par exemple, né P as . ej) tcrétei’ à l’instant même que les Comités s ® r ‘ 0 „renouvelés par quart toüs les mois? Cette Psition de Dubois-Crancé , reproduite p ar T a j.fut accueillie avec enthousiasme, et adopte® ^cris de vive la répilblique. A cette mesure,püté Delmas voulut en faire ajouter une a , | a« Vous venez, dit-il à l’assemblée, de t aI