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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (1794).

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■moyens, le long des hauteurs de la rive opposée.

était trois heures; enfin Schérer ne veut pas'Rendre davantage, et met ses divisions en mouve-nie nt. Marceau se jette dans l’eau avec ses troupes,e ‘Passe aü gué de Mirveiller; Lorgesfait de même,Porte sur Dueren , et en chasse l’ennemi aprèsUn combat sanglant. Les Autrichiens abandonnentu ueren un moment; mais, retirés en arrière, ils^viennent bientôt avec des forces considérables,"‘arceau se jette aussitôt dans Dueren pour y sou-pir la brigade de Lorges . Mayer, qui a passé la’°ér un peu au-dessus, à Niedereau, et qui vient

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e accueilli par une artillerie meurtrière* se

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aussi vers Dueren . C’est là que se concentrent

0r s tous les efforts. L’ennemi, qui n’avait encore4lt agi*’ T u e ses avant-gardes, était rangé en arrièreles hauteurs, avec soixante bouches à feu. Iles fait agir aussitôt, et couvre les Français d’une^éle de mitraille et de boulets. Nos jeunes soldatsPistent, soutenus parleurs généraux. Malheureu-Sei >ient Hacquin ne paraît pas encore sur le flancfauche de l’ennemi, manoeuvre de laquelle onRendait le gain de la bataille.

^ans le même moment, on se battait au centre,Su )’ 'e plateau avancé d’Âldenhoven. Les Français pétaient arrivés à la baïonnette. Leur cavalerie s’yC jait déployée, avait reçu et exécuté plusieursarges. Les Autrichiens, voyant la Roër franchie^'dessus et au-dessous d’Aldenhoven , avaientAdonné ce plateau, et s’étaient retirés à Juliers ,de la rivière. Championnat, qui les avaitç ’ Vls jusque sur les glacis, canonnait et étaitl"*'ormé par l’artillerie de la place. A Linnich ,h^ Vre ava ‘‘ repoussé les Autrichiens et joint la

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niais ayant trouvé le pont brûlé, il s’occupait

j ‘'établir. A Ratem, Kléber avait rencontré desf p ries rasantes, et leur répondait par un violentartillerie.

ac ‘ion décisive étai t donc à droite vers Dueren ,jj Se trouvaient accumulés Marceau, Lorges ,< d u ‘ tous attendaient le mouvement d’Hac-S U j ^° Ur dan avait ordonné à Hatry de se replier“ta - Ueren au lieu d’effectuer le passage à Àltorp;ïét* 8 / 6 tra î c ‘ était trop long pour que celte colonnek e CVen ' r m *' e au P°' nt décisif. Enfin, à cinqde j j 6S c * u so ‘>’, Hacquin paraît sur le flanc gaucheta e at ? Ur - Alors les Autrichiens, qui se voientW en CeS . SUl ' * eur S auc l‘ e P ar Hacquin, et qui ontf etj

irg S ’ Mar <*au et Mayer en face, se décident à se

V er ’ Êt TC P'‘ent leur aile gauche, la même quiU Cûn ‘haitu à Spvimont. A leur extrême droite,

Kléber les menace d’un mouvement audacieux. Lepont qu’il avait voulu jeter étant trop court, lessoldats demandèrent à se précipiter dans la rivière.Kléber, pour soutenir leur ardeur, réunit toute sonartillerie, et foudroie l’ennemi sur l’autre rive.Alors les Impériaux sont encore obligés de se re-tirer sur ce point, et bientôt ils s’éloignent de tousles autres. Ils abandonnent la Roër, laissant huitcents prisonniers et trois mille hommes hors decombat.

Le lendemain, les Français trouvèrent Juliers évacué, et purent passer la Roër sur tous les points.Telle fut l’importante bataille qui nous valut laconquête définitive de la rive gauche du Rhin. C’estl’une de celles qui ont le plus mérité au généralJourdan la reconnaissance de sa patrie et l’estimedes militaires. Neanmoins, les critiques lui ontreproché de n’avoir pas pris un point de départplus rapproché du point d’attaque, et de n’avoirpas porté le gros de ses forces à MirveiÜer etDueren .

Clerfayt prit la grande route de Cologne ; Jour-dan le suivit, et occupa cette ville le 15 vendémiaire(6 octobre) ; il s’empara de Bonn le 29 (20 octo-bre); Kléber alla faire avec Marescot le siège deMaestricht .

Tandis que Jourdan remplissait si vaillammentsa tâche, et prenait possession de l’importanteligne du Rhin, Pichegru , de son côté, se préparaità franchir la Meuse pour venir joindre ensuite leWalial, bras principal du Rhin vers son embou-chure. Ainsi que nous venons de le rapporter toutà l’heure, le duc d’York avait passé la Meuse àGrave, abandonnant Bois-le-Duc à ses propresforces. Avant de tenter le passage de la Meuse ,Pichegru devait s’emparer de Bois-le-Duc , ce quin’était pas facile dans l’état de la saison, et avecl’insuffisance du matériel de siège. Cependantl’audace des Français et le découragement des en-nemis rendaient tout possible. Le fort de Crève-cœur, près de la Meuse , menacé par une batteriedirigée à propos sur un point où l’ennemi ne croyaitpas possible d’en établir, se rendit. Le matérielqu’on y trouva servit à presser le siège de Bois-le-Duc . Cinq attaques consécutives épouvantèrent legouverneur, qui rendit la place le 17 vendémiaire(10 octobre). Ce succès inespéré procura auxFrançais une base solide et des munitions considé-rables pour pousser leurs opérations au delà dela Meuse et jusqu’au bord du Wahal.

Moreau, qui formait la droite, s’était, depuis les