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» jourd’hui, qui prétendent que le peuple doit sei réveiller, qui veulent égarer les patriotes en leurs persuadant qu’ils sont tous compromis, et quii espèrent enfin, à la faveur d’un mouvement gé-» néral, empêcher de poursuivre les approbateursi ou les complices de Carrier, 9 Des applaudisse-ments universels interrompent Tallien . Billaud,qui ne veut pas de celte complicité avec Carrier,s’écrie de sa place : « Je déclare que je n’ai point ap-s prouvé la conduite de Carrier, s On ne fait pasattention à cette parole de Billaud, on applauditTallien , et celui-ci continue. « Il n’est pas possible,» ajoute-t-il, que l’on souffre plus longtemps deux» autorités rivales, quel’on permelleàdesmembresi qui se taisent ici d’aller ensuite dénoncer ce que» vous avez fait. —Non, non, s’écrient plusieursj voix; point d’autorités rivales de la convcn-» lion! : — Il ne faut pas, reprend Tallien , qü’oni aille, quelque part que ce soit, déverser l’igno-ï minie sur la convention et sur ceux de ses mem-ï bres auxquels elle a confié le gouvernement. Jei ne prendrai, ajoute-t-il, aucune conclusion danss ce moment. Il suffit que cette tribune ait répondus à ce qui a été dit dans une autre; il suffit que» lTinanimité de la convention soit fortement pro-> noncéé contre les hommes de sang. »
De nouveaux applaudissements prouvent à Tal-lien que l’assemblée est décidée à seconder tout cequ’on voudra faire contre les jacobins. Bourdon del’Oise appuie les paroles du préopinant, quoiqu'onbeaucoup de questions il différât de ses amis lesthermidoriens. Legendre fait entendre aussi sa voixénergique. « Quels sont ceux, dit-il, qui blâmentj nos opérations? c’est une poignée d’hommes de» proie. Regardez-les en face : vous verrez sur leur» figure un vernis composé avec le fiel des tyrans. »Ces expressions, qui étaient dirigées contre lafigure sombre et livide de Billaud-Varennes, sontvivement applaudies. « De quoi vous plaignez-vous,» continue Legendre, vous qui nous accusez sans» cesse? Est-ce de ce qu’on ne fait plus incarcérer■» les citoyens parcenlaines? de ce qu’on ne guillo-» line plus cinquante, soixante et quatre-vingts1 personnes par jour? Ah ! je l’avoue, en cela notrei plaisir est différent du vôtre, et notre manière» de déblayer les prisons n’est pas la même. Nous* nous y sommes transportés; nous avons fait, au-» tant que nous 1 avons pu, la distinction des aris-9 tocralcs et des patriotes; si nous nous sommesj trompes, nos tetes sont là pour en répondre.» Mais tandis que nous réparons des crimes, que
» nous cherchons à vous faire oublier que ces cri-» mes sont les vôtres, pourquoi allez-vous dai' ss une société fameuse nous dénoncer, et égarer 1®j peupleheureusementpeu nombreuxqui s’y port® -» Je demande, ajoute Legendre en finissant, fi uCi la convention prenne les moyens d’empêcher se s» membres d’aller prêcher la révolte aux Ja®°'» bins. » La convention adopte la proposition d®Legendre, et charge les comités de lui présent® 1 "ces moyens.
La convention et les jacobins étaient ainsi e 1 ’présence, et dans cette situation où, tous les d )S 'cours étant épuisés, il ne reste plus qu’à frapp er ’L’intention de détruire cette société célèbre coi"'mençaità n’être plus douteuse; il fallait seulem®" 1que les comités eussent le courage d’en faire la p r °position. Les jacobins le sentaient, et se plaignai 1
en 1
dans toutes leurs séances de ce qu’on voulait I e *dissoudre; ils comparaient le gouvernement act"®à Léopold, à Brunswick, à Cobourg , qui aval®aussi demandé leur dissolution. Un mot surio" 1 ’prononcé à la tribune, leur avait fourni un t®* 1 ^fécond pour se prétendre calomniés et attaques - .avait été dit que dans des lettres saisies se iroU'' a J lla preuve que le comité des émigrés en Suisse d’accord avec les jacobins de Paris . Si on vou* a|tdire seulement par là que les émigrés souhaita'®des agi talions qui troublassent la marche dugou^nement, on avait raison sans doute. Une lettre sa' 81sur un émigré portail en effet que l’espoir de va'" jla révolution par les armes était une folie, etfallait chercher à l’anéantir par ses propres dedres. Mais si, au contraire, on allait jusqu’à sposer que les jacobins et les émigrés corre s Pdaient et se concertaient pour arriver à unefin, on disait une chose aussi absurde que rid'®" ^et les jacobins ne demandaient pas mieux f l ue / e nl ,voir accusés de celte manière. Aussi ne cesse r _ -ils pendant plusieurs jours de se dire calom (et Duhem demanda à plusieurs reprises qu 0,1
groupecoi"'
lire ces prétendues lettres à la tribuneL’agitation dans Paris était extrême. Desg !nombreux, partis les uns du Palais-Royal , e j f)posés de jeunes gens à cadeneltes et à collet 9les autres du faubourg Saint-Antoine, d® s ^ c ,.sSaint-Denis, Saint-Martin, de tous lesdominés par les jacobins, se rencontraient aU , aC crousel, dans le jardin des Tuileries , sur 1" ,
de la Révolution. Les uns criaient vive la c0 , (S *
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tion! à bas les terroristes et la queue
pierre.
Les autres répondaient par les cris
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