CONVENTION NATIONALE (1793).
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* Pas!.... Corrigeons cependant les ivrognes, si
* 1 ivresse les fait manquer à leur devoir, » II avait
les idées les plus justes sur le pays, et sura manière de le pacifier. « Il faut des prêlresà ces1 Paysans, écrivait-il; laissons-les-leur puisqu’ils
* e n veulent. Beaucoup ont souffert, et soupirent
* après leur retour à la vie agricole; qu’on leur” donne quelques secours pour réparer leurs fer-
* mes. Quant à ceux qui ont pris l’habitude de la’ guerre, les rejeter dans leur pays est impossible ;’ '1s le troubleraient de leur oisiveté et de leur in-1 Quiétude. Il faut en former des légions et les
* onrôler dans les armées de la république. Us fe-ront d’excellents soldats d’avant-garde; et leur
* ''aine de la coalition, qui ne les a pas secourus,nous garantit de leur fidélité. D’ailleurs, queleur"Uporte la cause? il leur faut la guerre. Souvc-
' "ez-vous, ajoutait-il, des bandes de Duguesclin" allant détrôner Pierre le Cruel , et du régiment
| ev é par Villars dans les Cévennes. s Tel étaite Jeune général appelé à pacifier ces malheureuses
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^es décrets de la convention répandus à pro-8 >°n en Vendée et en Bretagne , l’élargissementsuspects, soit à Nantes, soit à Rennes , la grâce
° r( fée à madame de Bonchamp, qui fut sauvée,
]> Un décret, de la mort prononcée contre elle,cut' 1U * al ' on loutes ' es condamnations non exé-1^ > e . es ’ ' a liberté accordée à l’exercice des cultes,i e ‘ense de dévaster les églises, l’élargissementHlj P'aHres, la punition de Carrier et de ses coin-lt „> commencèrent à produire l’effet qu’on en(, '’^ait dans les deux pays, et disposèrent lesa, l!t lls à profiter de l’amnistie commune promise«hefg et aux soldats. Les haines s’apaisaient,si 0t) ^°urage avec elles. Les représentants en mis-tlcçj* Nantes eurent des entrevues avec la sœurin^.'^etle, et lui firent parvenir, par son inlcr-ç e aire , le décret de la convention. 11 était dansopinent réduit aux abois. Quoique doué d’uneSc r |j, elé sans pareille, il ne pouvait pas se pas-cô, é France , et il n’en voyait luire d’aucun. a cour de Vérone , où il jouissait de tants ait llrat ' on > comme on l’a vu plus haut, ne fai-lli; j P Cn dant rien pour lui. Le régent venait delii'm re une l ettr e dans laquelle il le nommaitl e\i,. général, et l’appelait le second fonda-Pari s a m °narchie. Mais, confiée aux agents de'er s ’ Cetle lettre, qui aurait pu du moins alimen-avaj t ^ an ' l é, ne lui était pas encore parvenue. IlUr la première fois, demandé des secours
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à l’Angleterre, et envoyé son jeune aide de camp,La Roberie, à Londres ; mais il n’en avait pas denouvelles . Ainsi, pas un mot de récompense oud’encouragement ni de ces princes auxquels il sedévouait, ni de ces puissances dont il secondait lapolitique. Il consentit donc à une entrevue avecCanclaux et les représentants du peuple.
A Rennes , le rapprochement désiré fut encoreamené par la sœur de l’un des chefs. Le nomméBolidoux, l’un des principaux chouans du Morbi-han , avait appris que sa sœur, qui était à Rennes ,venait d’être enfermée à cause de lui. On l'engageaà s’y rendre pour obtenir son élargissement. Lereprésentant Boursaull lui rendit sa sœur, lecombla de caresses, le rassura sur l’intention dugouvernement, et parvint à le convaincre de lasincérité du décret d’amnistie. Bolidoux s’engageaà écrire au nommé Bois-Hardi, jeune chouan in-trépide, qui commandait la division des Côtes-du-Nord , et qui passait pour le plus redoutabledes révoltés. « Quelles sont vos espérances? lui» écrivit-il. Les armées républicaines sont mai-s tresses du Rhin . La Prusse demande la paix.
» Vous ne pouvez compter sur la parole de l’An-» glelerre; vous ne pouvez compter sur des chefs» qui ne vous écrivent que d’outre-mer, ou qui» vous ont abandonné sous prétexte d’aller cher-» cher des secours; vous ne pouvez plus faire» qu’une guerre d’assassinats. » Bois-IIardi, em-barrassé de 'cette lettre, et ne pouvant quitter lescôtes du Nord, où des hostilités encore activesexigeaient sa présence, engagea le comité centralà se rendre auprès de lui, pour répondre à Boli-doux. Le comité, à la tête duquel se trouvait Cor-matin , comme major général de Puisaye, se renditauprès de Bois-IIardi. Il y avait dans l’armée ré-publicaine un jeune général, hardi, brave, pleind’esprit naturel, et surtout de cette finesse qu’ondit être particulière à la profession qu’il avait au-trefois exercée, celle de maquignon : c’était legénéral Humbert. « Il était, dit Puisaye, du nom-» bre de ceux qui n’ont que trop prouvé qu’une» année de pratique à la guerre supplée avantageu-» sement à tous les apprentissages d’esplanade. >
Il écrivit une lettre dont le style et l’orthographefurent dénoncés au comité de salut public, maisqui était telle qu’il la fallait pour toucher Bois-Hardi et Cormatin. Il y eut une entrevue. Bois-Hardi montra la facilité d’un jeune militaire cou-rageux, point haineux, et se battant par caractèreplutôt que par fanatisme ; toutefois il ne s’engagea