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DIRECTOIRE (1796).
ten, P s de la convention contre les auteurs des mas-Sa eres de septembre furent continuées commePoursuites ordinaires contre l’assassinat. On ju-l> e sit en même temps les conspirateurs de vendé-miaire, et ils étaient presque tous acquittés. L’in-duction contre les auteurs de septembre était auc °iUraire extrêmement rigoureuse. Les patriotesurent révoltés. Le nommé Babœuf, jacobin for-jè eri é, déjà enfermé en prairial, et qui se trouvaitmm maintenant par l’effet de la loi d’amnistie,J ' a it commencé un journal, à l’imitation de Marat ,Sous le titre de Tribun du Peuple. On comprendlue pouvait être l’imitation d’un modèle pareil.
^ Us violent que celui de Marat , le journal de Ba-netait pas cynique, mais plat. Ce que des^•"constances extraordinaires avaient provoquéréduit ici en système, et soutenu avec uneS ° ll ise et une frénésie encore inconnues. Quandj es idées qui ont préoccupé les esprits touchent à
^ fin, elles restent dans quelques têtes, et s’ycli, J
a »gent en manie et en imbécillité. Babœuf étaitI c hef d’une secte de malades qui soutenaient quee massacre de septembre avait été incomplet,|j u *1 faudrait le renouveler en le rendant général,I Ur qu’il fût définitif. Ils prêchaient publiquement^ ^°* agraire, ce que les hébertistes eux-mêmesfuient pas osé, et se servaient d’un nouveau
1 ,
i*° 1 ’ le bonheur commun, pour exprimer le but desystème. L’expression seule caractérisait en0 e dernier terme de l’absolutisme démagogique.
en l‘ sant ^ es P a g es de Babœuf. Les es-f ç . s de bonne foi en eurent pitié; les alarmistesl e ^ n ' lenl de croire à l’approche d’une nouvellela re ' lr ’ et d est vrai de dire que les séances desp^^cté du Panthéon fournissaient un prétextede s* 1 * a * eurs cra * ntes - C’est dans le vaste localCo a,nt e-Geneviève que les jacobins avaient re-fit) r ncé ïeirdub, comme nous avons dit. Plusmill ïeUX fi ue j ama * s i ds étaient près de quaranteI n e ’ Voci férant à la fois, bien avant dans la nuit,lio élément ils avaient outre-passé la constitu-ées^ s 'd ta i en t donné tout ce qu’elle défendait,e ri J a "direun bureau, un président et des brevets;a SSe * not > ils avaient repris le caractère d’une1 *ée politique. Là, ils déclamaient contre
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Sue s a et ^ es prêtres, les agioteurs, les sang-si 0ll J 1 P eu ple, les projets de banque, la suppres-seur^ ? S assi gnats, et les procédures instruites
6 *es patriotes.
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>rectoire, qui de jour en jour se sentaitet redoutait moins la contre-révolu-
Ux établi
tion, commençait à rechercher l’approbation desesprits modérés et raisonnables. 11 crut devoir sévircontre ce déchaînement de la faction jacobine. Ilen avait les moyens dans la constitution et dans leslois existantes; il résolut deles employer. D’abord,il fit saisir plusieurs numéros du journal de Ba-bœuf, comme provoquant au renversement de laconstitution ; ensuite il fit fermer la société duPanthéon, et plusieurs autres formées par la jeu-nesse dorée, dans lesquelles on dansait et où onlisait les journaux; ces dernières étaient situéesau Palais-Royal et au boulevard des Italiens, sousle titre de Société des Échecs, Salon des Princes,Salon des Arts. Elles étaient peu redoutables, etne furent comprises dans la mesure que pour mon-trer de l’impartialité. L’arrêté fut publié et exécutéle 8 ventôse (27 février 1796). Une résolution de-mandée aux Cinq-Cents ajouta une condition àtoutes celles que la constitution imposait déjà auxsociétés populaires : elles ne purent être compo-sées de plus de soixante membres.
Le ministre Benezecb, accusé par les deux partis,voulut demander sa démission. Le Directoire re-fusa de l’accepter, et lui écrivit une lettre pour leféliciter de scs services. La lettre fut publiée. Lenouveau système des subsistances fut maintenu;les indigents, les rentiers et les fonctionnaires pu-blics qui n’avaient pas mille écus de revenu, ob-tinrent seuls des rations. Qn songea aussi auxmalheureux rentiers qui étaient toujours payés enpapier. Les deux conseils décrétèrent qu’ils rece-vraient dix capitaux pour un en assignats; aug-mentation bien insuffisante, car les assignats n’a-vaient plus que la deux-centième partie de leurvaleur.
Le Directoire ajouta aux mesures qu’ils venaitde prendre celle de rappeler enfin les députés con-ventionnels en mission. Il les remplaça par descommissaires du gouvernement. Ces commissairesauprèsdes armées ou des administrations représen-taient le Directoire, et surveillaient l’exécution deslois. Ils n’avaient plus comme autrefois des pou-voirs illimités auprès des armées ; mais, dans uncas pressant, où le pouvoir du général était insuf-fisant, comme une réquisition de vivres ou de trou-pes, ils pouvaient prendre une décision d’urgence,qui était provisoirement exécutée, et soumise en-suite à l’approbation du Directoire . Des plaintess’étant élevées contre beaucoup de fonctionnaireschoisis par le Directoire dans le premier momentde son installation, il enjoignit à ses commissaires