DIRECTOIRE (1796).
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, ' <;lltl 'e ennemi, et avait débouché victorieusementau delà des monts.
n’était rien à ses yeux que d’avoir accablé le®®ntre, si les Autrichiens n’étaient à jamais sépa-! es des Piémontais. Il se porta le jour même (23)a Carcare, pour rendre sa position plus centrale,* utre les deux armées coalisées. Il était dans la'■dlée de la Bormida, qui coule en Italie . Plusdevant lui, et au fond de la vallée, se trou-n ,ent les Autrichiens, qui s’étaient ralliés à Dego ,»j"dantla route d’Acqui en Lombardie . À sa gau-j e > ü avait les gorges de Millesimo , qui joignent' 'allée de la Bormida, et dans lesquelles se trou-, les Piémontais, gardant la route de Ceva et11 1 iémont. Il fallait donc tout à la fois, qu’à sa' , e ü forçât les gorges de Millesimo , pour être' ,tr e do la route du Piémont , et qu’en face ilj ev at Dego, pour s’ouvrir la route d’Acqui et deLombardie . Alors, maître des deux routes, ilj b ar ait pour jamais les coalisés, et pouvait àvo-se jeter sur les uns ou sur les autres. Le len-^ain 24 (Jô avril), au malin, il porte son arméelç , av aut; Augereau, vers la gauche, attaque Mil-Cen ^ l0 > et les divisions Masséna et Laharpe s’avan-dans la vallée sur Dego . L’impétueux Auge-„ , u a borde --' ’ '
Ha il
avant
e si vivement les gorges de Millesimo ,y Pénètre, s’y engage, cl en atteint le fond,Un e '‘I‘ c l Ue le général Provera, qui était placé surét a j t auteur , ait le temps de se replier. Celui-ciC 0$ P° st ® dans les ruines du vieux château de4|,r, ria> Revoyant enveloppé, ilveut s’y défendre;
l’entoure et le somme de se rendre pri-à'ait C1 " ^ 10vera parlemente, et veut transiger. Ils ' l acl e Unp0nanl d° n’être pas arrêté par cet ob-p 0sit . ’ et SUr -le-champ on monte à l’assaut de la'le pj er ®‘ bes Piémontais font pleuvoir un délugedes li, CS ’ rou l en l d’énormes rochers, et écrasentS() UU f !’ neS ent ièrcs. Néanmoins, le brave Joubertk'i e ^ , Ses soldats, et gravit la hauteur à leurd’un e ^ r î vé à une certaine distance, il tombe percé<-st f a He.A cette vue, les soldats se replient.OnOu . cé de I
Se
P 31 ' quelques abatis, et on veilles’euf U i r j? Utc nu i l > P our empêcher Provera ded^Us l e r 6 ^ eur c ôté, les divisions chargées d’agirc hc s . an d de la vallée de la Bormidalen.i Ue 8o.
camper le soir au pied de la hauteur;
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! et en ont enlevé les approches. Le
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effet
etre la journée décisive.
"éralo ’ ^ ^ (1^ avril), l’attaque redevientrç au, (]aug U p t0Us * es Points. A la gauche, Auge-
gorge de Millesimo, repousse tous
les efforts que fait Colli pour dégager Provera, lebat toute la journée, et réduit Provera au déses-poir. Celui-ci finit par déposer les armes à la têtede quinze cents hommes. Laharpe et Masséna, deleur côté, fondent sur Dego , où l’armce autri-chienne s’était renforcée, le 22 et le 23, des corpsramenés de Gênes . L’attaque est terrible ; aprèsplusieurs assauts, Dego est enlevé; les Autrichiensperdent une partie de leur artillerie, et laissentquatre mille prisonniers, dont vingt-quatre offi-ciers.
Pendant celte action, Bonaparte avait remar-qué un jeune officier nommé Lannes , qui char-geait avec une grande bravoure; il le fit colonelsur le champ de bataille.
On se battait depuis quatre jours, et on avaitbesoin de repos; les soldats se reposaient à peinedes fatigues de la bataille, que le bruit des armesse fait de nouveau entendre. Six mille grenadiersentrent dans Dego , et nous enlèvent cette posi-tion qui avait coûté tant d’efforts. C’était un descorps autrichiens qui étaient restés engagés sur leversant maritime de l’Apennin , et qui repas-saient les monts. Le désordre était si grand quece corps avait donné sans s’en douter au milieudo l’armée française. Le brave Wukassovich, quicommandait ces six mille grenadiers, croyant de-voir se sauver par un coup d’audace, avait enlevéDego . Il faut donc recommencer la bataille, etrenouveler les efforts de la veille. Bonaparte s’yporte au galop, rallie ses colonnes et les lancesur Dego . Elles sont arrêtées par les grenadiersautrichiens; mais elles reviennent à la charge, et,entraînées enfin par l’adjudant général Lanusse,qui met son chapeau au bout de son épée, ellesrentrent dans Dego , et recouvrent leur conquêteen faisant quelques centaines de prisonniers.
Ainsi Bonaparte était maître de la vallée de laBormida : les Autrichiens fuyaient vers Acqui surla route de Milan ; les Piémontais, après avoirperdu les gorges de Millesimo , se retiraient surCeva et Mondovi. Il était maître de toutes les rou-les; il avait neuf mille prisonniers, et jetait l’é-pouvante devant lui. Maniant habilement lamasse de ses forces, et la portant tantôt à Monte-notte, tantôt à Millesimo età Dego , il avait écrasépartout l’ennemi, en se rendant supérieur à luisur chaque point. C’était le moment de prendreune grande détermination. Le plan de Carnot luienjoignait de négliger les Piémontais pour courirsur les Autrichiens. Bonaparte faisait cas de Par-